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Le Royaume-Uni, plus grand loser de l'histoire des JO d'hiver

Grégoire Fleurot, mis à jour le 07.02.2014 à 10 h 14

Le britannique Adam Pengilly lors de l'épreuve de skeleton aux JO de Vancouver le 15 février 2010, REUTERS/Tony Gentile

Le britannique Adam Pengilly lors de l'épreuve de skeleton aux JO de Vancouver le 15 février 2010, REUTERS/Tony Gentile

Si les préceptes du vénérable baron Pierre de Coubertin étaient vraiment appliqués, le Royaume-Uni serait la plus grande nation de l'histoire des Jeux olympiques d'hiver. C'est en tous cas les résultats des calculs du site OlympStats, qui a décidé d'appliquer à la lettre la fameuse citation «Le plus important aux Jeux olympiques n'est pas de gagner, mais de participer» attribuée au père des Jeux olympiques modernes (qui l'a en fait empruntée à l'évêque de Pennsylvanie).

Le site a décerné une médaille d'or au dernier de chaque épreuve depuis 1924, une médaille d'argent à l'avant-dernier et une médaille de bronze au troisième en partant de la fin (les abandons et autres disqualifications n'ont pas été pris en compte).

Après donc nos voisins britanniques, qui dominent le classement d'assez loin du fait de leur forte présence depuis les premiers Jeux d'hiver combinée à leurs résultats relativement mauvais, le reste du top 10 de ce classement des losers peut être divisé en deux catégories, écrit OlympStats:

«Des pays comme le Japon et la Corée du Sud qui, comme le Royaume-Uni, ont généralement choisi de remplir leur quota de participants sans jamais vraiment espérer dominer la compétition, et des pays comme les Etats-Unis et le Canada, qui semblent être présents par la simple force du nombre.»

Et de donner un conseil à nos amis britanniques:

«Voyez ce que vous pouvez trouver pour faire des ajouts au programme olympique. Peut-être que l'introduction des fléchettes sur glace, du billard des neiges ou du cricket par température négative ferait redescendre le Royaume-Uni au classement.»

Il faudrait d'ailleurs que les Britanniques en fassent de même aux JO d'été. A l'issue des JO de Londres en 2012, le Wall Stree Journal avait effectué un classement similaire à celui de OlympStats, décernant une médaille de plomb pour une dernière place, d'étain pour une avant-dernière place et de zinc pour une avant avant-dernière place.

Sur ces critères, la Grande-Bretagne était déjà arrivée en tête du total des médailles inversées avec 31, bien qu'elle avait cette fois une excuse valable: en tant que pays organisateur, alle avait participé à toutes les épreuves, y compris celles où elle n'aurait pas nécessairement été qualifiée en temps normal. L'Egypte était le pays qui a fini le plus de fois dernier, avec 11 médailles de plomb.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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