Société

«Quand ils se sont mis ensemble, pour moi, c'était une catastrophe»

Temps de lecture : 12 min

[Épisode 1] Charles et Paolina se connaissent depuis l'enfance. Quand ils se retrouvent, à l'âge adulte, les deux jeunes gens entament une relation amoureuse qui se révélera vite toxique.

Rue Rameau, dans le IIe arrondissement de Paris, où habitaient Charles et Paolina. | Diane Frances
Rue Rameau, dans le IIe arrondissement de Paris, où habitaient Charles et Paolina. | Diane Frances

Quand il avait 3 ans, Charles accompagnait sa maman pour aller chercher sa grande sœur Marion à l'école. Dans le landau poussé par sa mère, il y avait Édouard, son petit frère d'un an de moins que lui.

Un après-midi de mars, quand le petit bonhomme est passé au rouge, un gros camion blanc marqué de grandes lettres noires est arrivé, a fauché le landau et Édouard est mort.

Charles se remémore avoir vu une policière parler à sa maman, et celle-ci qui se prend la tête dans les mains. De retour à la maison, le garçon a été très content de savoir qu'il y avait du miel dans la cuisine.

Son père Éric, magistrat à Bastia, était dans son bureau quand c'est arrivé. Quand il est rentré, il a d'abord aperçu deux voisines en pleurs. «Vu comment elles pleuraient, j'ai compris que ce n'était pas pour une jambe cassée», se rappelle-t-il. Il comprend que Marion va bien. Il ne parvient pas à savoir si ses deux fils ont été renversés, ou bien l'un de ses fils, et alors lequel? Joëlle, sa femme, ouvre la porte et lui annonce: «Édouard est mort

Il se souvient de cette phrase contenant deux nouvelles, une terrible et une bonne. Édouard est mort, Charles est vivant: «C'est passé dans le même tuyau, mais les informations ne se sont pas mélangées.» Édouard est enterré en Dordogne, dans le caveau de la famille de la mère de Charles.

Après, il y a eu des moments de silence. La tombe est fleurie et des bougies sont allumées le jour de l'anniversaire du petit frère. Charles grandit, deux sœurs naissent: Anne-Sophie d'abord, puis Astrid. Il faut faire de la place aux vivants. Les photos sont toujours dans les cadres, mais les cierges restent éteints.

«Argent, beauté et pouvoir»

Éric est muté à Bordeaux. À la maison, il n'y a ni télévision, ni dessins animés, ni jeux vidéo. On se raconte l'arbre généalogique, les ancêtres qui ont fait les croisades et les vieux châteaux qui portent le nom de la famille maternelle dans le centre de la France.

Quand le temps est au beau fixe, on va dans la maison de vacances au Cap-Ferret et on y fait du bateau. Un été, Éric se lance dans un barbecue sur le sable; Charles parcourt la plage, histoire de vérifier qu'aucun panneau ne l'interdise. Pour le père de Charles, «chez les bourgeois, il était le marginal, et chez les marginaux, il était le bourgeois».

La famille B. se joint souvent à eux. Le triptyque «Argent, beauté et pouvoir», selon Charles. Olivier, chef d'entreprise, et Dulce, ex-miss Mexique, ont trois filles. Les deux dernières, Paolina et Mathilda, ont le même âge qu'Anne-Sophie et Astrid. Les B. vivent à une rue de chez eux à Bordeaux et sont aussi propriétaires d'une maison au Cap-Ferret.

Quand les sœurs B. débarquent à la maison, c'est «l'enfer» pour Charles. Les filles courent partout, cassent ses Lego et se moquent de lui. Anne-Sophie surprend Paolina en train de mettre du sucre mouillé sur la valise de son frère. «C'est pas marrant», l'avertit-elle. Mais Paolina la convainc que ce sera drôle, et l'histoire est devenue cette petite anecdote rappelée à l'occasion. «Paolina voulait toujours faire tourner mon frère en bourrique», resituera plus tard Anne-Sophie.

Charles est un enfant enjoué, mais il sait que des choses graves peuvent arriver. Dans la cour de récréation, une institutrice entend un jour le petit garçon parler de la mort et dire qu'après, il n'y a rien. Elle prévient les parents. Charles lui en veut. «J'ai jamais voué un culte à la mort, se justifie-t-il, mais j'ai commencé à me dire: “Dieu n'existe pas.”»

L'enfant est envoyé chez un pédopsychiatre qui ne pose pas de questions. Au mois de mars, Marion, sa sœur aînée, est victime de crises de nerfs. «J'ai l'impression qu'on a chacun vécu notre deuil dans notre coin», admet-elle.

«Je suis en train de rater mon enfance.»
Charles

Un soir, Éric arrive à la maison avec un cadeau pour Charles: une encyclopédie junior. En contrepartie, il devra l'aider à déballer des cartons de lambris. Il sourit: «Il a réussi à me retrouver, dans l'encyclopédie, la convention internationale interdisant le travail des enfants.»

Parfois, Charles a des accès de mélancolie. Son père a encore en mémoire ses mots glissés l'air de rien: «Je suis en train de rater mon enfance.» Au collège, en cours d'arts plastiques, Charles se passe une corde autour du cou pour simuler un suicide. L'école appelle ses parents. Il n'a pas du tout envie de mettre fin à ses jours, il pense que c'était peut-être un appel au secours.

Son père est très tendre avec lui à ce moment-là; il est d'accord pour lui offrir ce chien dont Charles leur parle tant. Nine arrive dans la famille. «Du jour où il a eu son chien, la page de la petite enfance a été tournée. Il n'était plus tourmenté.»

Charles rate Sciences Po Bordeaux et s'inscrit à la fac de droit. Il abandonne un master 1 en droit des affaires, où il ne trouve pas sa place et aucun intérêt aux étudiant·es qui «parlaient tout le temps d'optimisation fiscale», et se redirige vers un master de droit public: «Ne pas faire de droit pénal, c'était une volonté de me démarquer de mon père.»

Charles est le seul garçon de la famille. Il a le sentiment que son père en attend plus de lui que de ses sœurs, que leur relation est parfois étouffante.

«Fanny, elle était parfaite»

À l'été 2009, Charles est en vacances dans la maison du Cap-Ferret avec sa famille. Dulce B. prévient sa fille Paolina, joue un peu les entremetteuses. Cela fait des années qu'ils ne se sont pas pas vus: la famille B. avait déménagé au Havre, puis à Aix-en-Provence.

Charles est devenu un beau jeune homme de 24 ans, grand, blond et bien bâti; Paolina est une belle jeune femme élancée au sourire charmeur, aux longs cheveux bruns. Ils couchent ensemble un soir à l'arrière d'une voiture et se revoient à l'occasion.

En 2011, Paolina envoie un message à Charles: elle a envie de lui, et s'il était à Aix-en-Provence, ils feraient l'amour tout de suite. Alors Charles prétexte une visite à sa meilleure amie dans le Sud-Est pour la rejoindre. Les déclarations sont enflammées. Charles prend son train, Paolina ne répond plus. Il trouve l'adresse de la fac de droit, entre dans l'amphi. Paolina surgit: «Qu'est-ce que tu fais là?» Elle a changé d'avis, il l'oppresse à être ici. Charles fond en larmes. Il comprendra plus tard qu'elle sortait à ce moment-là avec son chargé de TD.

En 2011, Charles rencontre Fanny à une soirée d'anniversaire. Il la trouve très jolie, il y a quelque chose de paisible à se trouver en sa présence. Fanny est sérieuse, plutôt introvertie, «avec un cœur énorme».

«Elle avait besoin d'être rassurée, d'entendre qu'il était encore fou amoureux d'elle.»
Anne-Sophie, sœur de Charles, à propos de Paolina

Ils s'installent ensemble à Paris, où Fanny travaille. Charles veut devenir avocat, la jeune femme l'aide à réviser son concours d'entrée à l'école du barreau. Elle paye presque tout le loyer. Le couple a des projets d'avenir, de ceux que la jeunesse se donne quand c'est du sérieux.

La petite sœur de Charles, Anne-Sophie, est en train de faire du vélo quand elle reçoit un coup de fil de Paolina. Cette dernière veut savoir si Charles est toujours avec Fanny: «Elle avait besoin d'être rassurée, d'entendre qu'il était encore fou amoureux d'elle.» Paolina veut lui raconter une anecdote sexuelle au sujet de son frère, Anne-Sophie ne le supporte pas: «Je n'ai pas dit d'insultes, mais j'ai eu des mots durs. Pour moi, c'était très déplacé.»

Charles prête le serment d'avocat en janvier 2013. Il intègre un bon cabinet parisien à la fin de la même année.

Quand Fanny perd sa grand-mère adorée, Charles ne vient pas aux obsèques. Peu de temps après, alors que son petit ami est avec des copains dans le Sud-Ouest, elle attrape son ordinateur portable pour aller sur internet et découvre un document Word récemment mis à jour: la liste des conquêtes de Charles –nom, prénom, une colonne «A» pour «anal», «V» pour «vaginal», «avec» ou «sans» capote, et une case pour les commentaires sur ledit rapport sexuel. Au nom de Fanny, il est écrit «douce et tendre». Elle comprend qu'il l'a trompée avec d'autres.

La jeune femme appelle Charles, lui annonce que c'est fini. Lui répond qu'ils en parleront à son retour de vacances. Charles tente d'abord de nier, avant d'admettre, une fois ses confidences numériques placées sous son nez: «Alors c'est vraiment fini.» Il convient que Fanny ne pouvait pas lui laisser de seconde chance: «Pas vu, pas pris; pris et pendu!»

Au bout du compte, Charles pense s'être laissé bercer par cette histoire de trois ans et demi. La liste de filles n'était qu'une «idée débile» créée «par ennui» et «à destination purement personnelle». Son père Éric dira: «Fanny, elle était parfaite»; Fanny, elle: «Je n'ai pas gardé grand-chose de cette relation».

«Tu vas voler la vedette!»

Deux jours plus tard, à l'été 2014, Charles part dans la maison familiale au Cap-Ferret. Il voit sur Facebook que Paolina est là elle aussi, il lui envoie un message. Les deux jeunes gens vont au restaurant et font l'amour sur la plage. Charles n'oublie pas Aix-en-Provence et l'amphi de droit.

Il est écrit dans un rapport établi au cours de l'enquête que Charles et Paolina «conviennent d'être des plans cul». Mais à l'automne, Charles se rend compte qu'il est amoureux. «Quand ils se sont mis ensemble, pour moi, c'était une catastrophe», racontera sa petite sœur Anne-Sophie.

«J'ai vu arriver une bimbo, avec tout l'attirail d'Aix-en-Provence», se souvient son père Éric. Il ne l'a pas reconnue. Quand on lui demande s'il n'aime pas Paolina, il répond avec une certain rondeur: «Vous avez très bien compris.» Il raconte cette fois où il a invité le couple à déjeuner sur le bateau: «Ça a été un festival. Elle criait à qui voulait l'entendre qu'elle faisait son stage dans un cabinet de son père, parlait de son cheval au Cap-Ferret. L'étaler comme ça, montrer à l'envi sa situation de privilégiée…»

Une amie de Charles se rappelle que Paolina arrivait toujours en retard partout, passait son temps dans la salle de bains, où elle se changeait trois fois: «Il y avait cette soirée déguisée et une fille avait un diadème. Elle a fait un caprice pour l'avoir. Voilà, elle faisait ce genre de choses un peu bêtes.» La jeune femme évoque également cette fête où elle en a profité pour annoncer sa grossesse, et cette phrase de Paolina à son intention: «Tu vas voler la vedette!»

Marion, la sœur aînée de Charles, reconnaît à propos du couple: «J'avais l'impression qu'ils étaient très bien assortis physiquement et qu'ils s'étaient retrouvés sur une certaine conception de la vie sociale.»

En 2015, une amie de Paolina croise par hasard Charles en compagnie d'une autre femme dans le métro, prend une photo et la transmet à Paolina. Il repense «Pas vu, pas pris; pris et pendu». Paolina veut le récupérer, demande une bague de pré-fiançailles. Les choses semblent s'arranger.

Charles l'accompagne tous les week-ends pour ses entraînements d'équitation. Il patauge dans la boue, il s'en fiche. Paolina envoie un cliché d'elle dénudée à son moniteur d'équitation: «Petit cadeau pour mon coach préféré.» Charles lui dit de faire attention. Ils conviennent d'un pacte où chacun est libre de faire ce que bon lui semble, à condition d'être discret, de «ne pas se faire du mal».

«J'avais l'impression qu'ils s'étaient retrouvés sur une certaine conception de la vie sociale.»
Marion, sœur aînée de Charles

Un an plus tard, en mai 2016, Charles et Paolina s'installent dans un appartement du deuxième arrondissement de Paris, au 13, rue Rameau. Paolina vient d'apprendre qu'un ex à elle se marie, elle insiste auprès de Charles pour qu'il l'épouse aussi. Il n'est pas très sûr, mais l'idée fait tout de même son chemin. Il était «dans de bonnes dispositions». Elle rêve d'une maison en banlieue, pour pouvoir se rapprocher de l'écurie où se trouve son cheval, Too Much.

Éric décide de ne pas se rendre à une cousinade de sa famille où sont invités Charles et Paolina. Il craint une demande de mariage «à l'américaine» et espère secrètement que son absence empêchera qu'elle ne se produise.

À l'été 2016, Paolina parle moins de mariage, mais Charles achète une bague de fiançailles –un anneau serti d'un diamant. Il n'en parle qu'à une amie. Quelque chose le fait tiquer: «En fait, elle ne voulait pas être comme son père, comme elle l'avait toujours présenté, penser à sa carrière, etc., mais elle voulait être comme sa mère, rester à la maison et se marier.»

De son côté, Paolina lui reproche de vouloir toujours avoir raison sur tout, de lancer des débats futiles sur l'emplacement d'un marché ou sur les règles d'un passage piéton, durant lesquels il s'énerve jusqu'à ce que la personne en face de lui approuve.

Charles n'offre pas la bague de fiançailles à Paolina. Plus ils s'éloignent sentimentalement, plus leurs relations sexuelles montent en intensité.

«Je t'attends»

Arrive le 16 décembre 2016. Mathilda, la petite sœur de Paolina, fête son anniversaire dans un bar. François passe la porte. Mathilda est agréablement surprise, cela fait un moment qu'ils ne se sont pas vus. L'année précédente, ils ont eu une histoire. Mathilda tombait amoureuse et François ne voulait rien de bien sérieux, ils n'avaient que 21 ans, mais ils sont restés très bons amis.

Paolina glisse à l'oreille de sa sœur: «Il est mignon», et Mathilda se souvient avoir acquiescé. Elle n'a appris que plus tard que Paolina était rentré avec François et qu'ils avaient passé la nuit ensemble, qu'au 13, rue Rameau, Charles tournait seul dans son lit à envoyer des messages à la terre entière pour savoir où était Paolina et que Paolina, au petit matin, lui avait dit avoir dormi chez sa petite sœur.

Charles a su qu'elle lui mentait. Il a fouillé son téléphone portable, découvert les messages sans ambiguïté à François. Il a tiré le rideau de douche, lui a dit qu'elle se foutait de sa gueule, que ce n'était plus possible. «Paolina ment avec un tel aplomb que personne ne pense à vérifier ce qu'elle dit.»

Les fêtes de fin d'année sont arrivées. Charles voulait la quitter, il l'a annoncé à toute sa famille. Paolina était perdue, sa sœur Mathilda la détestait, lui disait qu'elle était malade et bipolaire, qu'elle allait faire souffrir tout le monde. Ses parents eux-mêmes lui disaient de ne pas quitter Charles –«On a brûlé son esprit», concède Dulce avec le recul–, mais Paolina était tombée amoureuse de François.

Paolina passe le réveillon du Nouvel An seule à envoyer des textos. À Bordeaux, Charles, lui, cherche sur son téléphone «relaxe», «cour d'assises» et «légitime défense». Jacqueline Sauvage venait d'obtenir la grâce présidentielle.

Quand il rentre, le 2 janvier 2017, Paolina lui avoue tout; elle a «déconné», lui demande pardon. Il lui demande de cesser tout contact avec François. Elle promet, lui dit de lui faire confiance, qu'elle va se rattraper. Le 3 janvier, Charles découvre un message de Paolina à l'un de ses amis: a-t-elle bien fait d'avouer son infidélité, elle qui veut tout?

«Tu me fais du mal inutilement, bonne nuit. J'espère qu'elle te fera reprendre tes esprits.»
Paolina

Le 4 janvier, Paolina ne rentre pas. Charles s'énerve, «rassure-moi». Paolina lui dit qu'elle est à un pot de départ de son cabinet et ne répond plus. Charles sort son sac de sport du placard, y fourre des habits de rechange, une trousse de toilette et la bague de fiançailles dans son écrin. Il prend le RER direction Arcueil, chez sa tante Anne, à qui il annonce tristement que c'est fini. Il écrit à Paolina qu'il ne rentrera pas: «La seule chose que je te demande, c'est de ne pas le faire venir chez nous tant que je suis susceptible de passer. J'ai payé ma part du loyer pour ce mois-ci.»

Paolina rentre dans un appartement vide. Elle assène à Charles qu'il est parano, lui demande de revenir, lui dit: «Je t'attends.» La jeune femme comprend qu'il ne rentrera pas. À 23h06, elle lui envoie un message: «Tu me fais du mal inutilement, bonne nuit. J'espère qu'elle te fera reprendre tes esprits.» À 23h09, elle envoie un autre message, cette fois à François: «Dis-moi quand tu sors du métro.»

Chez sa tante Anne à Arcueil, Charles réfléchit. Peut-être est-il allé trop loin pour un simple pot de départ. Il sort de sa chambre, c'est le noir complet, toute la maison dort. À 23h52, il passe les portiques du RER B en direction de Paris. Il a hâte de retrouver sa petite amie, au chaud. Charles espère provoquer «un ascenseur émotionnel positif» chez Paolina. Malgré tout, il se rappelle cette petite pensée refoulée, toute petite: «Mais jusqu'à quand?»

À 00h35, dans la nuit du 4 au 5 janvier 2017, les caméras de vidéosurveillance de Paris enregistrent les images d'un homme titubant au milieu de la chaussée. Charles sort de l'immeuble du 13, rue Rameau.

Le froid le saisit d'un coup. Il ressent quelque chose pire que la douleur, quelque chose qui s'apparente au vide. Ses mains sont couvertes de sang. Il tourne la tête en direction de la Seine, bien trop loin pour qu'il ne puisse la deviner, et se demande une fraction de seconde s'il doit aller là-bas.

Il tombe à genoux au 54, rue Sainte-Anne, puis s'écroule complètement sur l'asphalte. Une voiture roule dans la rue, braque ses phares sur lui puis s'arrête. Le chauffeur descend. Un cycliste arrive, le ramène sur le trottoir.

Charles sort son téléphone. Il veut appeler la police. «Mais ça ne marche pas, y a rien qui marche.» Le cycliste ne comprend pas ce qu'il se passe, mais il compose le 17 sur son portable avant de le tendre à Charles. À l'autre bout du fil, quelqu'un répond.

«Je m'appelle Charles Sievers, je suis au 54, rue Sainte-Anne. Je viens de tuer un homme.»

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