Slate.fr - FRANCE http://www.slate.fr/rubriques/7895/FRANCE fr Qui, en France, veut faire de la politique aujourd'hui? http://www.slate.fr/story/91651/qui-en-france-veut-faire-de-la-politique-aujourdhui Chacun le sait, le Parlement français contient trop de fonctionnaires et pas assez de salariés du secteur privé. Dans la législature actuelle, 55% des députés sont issus du secteur public (au sens large, car on y compte non seulement des professeurs, mais aussi de plus en plus de fonctionnaires territoriaux, d’attachés parlementaires et d’administrateurs des assemblées). A l’inverse, s’il demeure parmi eux encore beaucoup d’avocats et de médecins, qui furent longtemps majoritaires au Parlement, seuls 15% des élus sont des cadres ou des ingénieurs du secteur privé; et on ne compte aucun ouvrier à l’Assemblée. Aucun. Cette composition a évidemment des conséquences sur la nature des lois votées: elles marquent une très grande ignorance des réalités de l’entreprise et, en particulier, des nécessités pratiques de leur mise en œuvre, accumulant norme sur norme, contrainte sur contrainte, jusqu’à devenir inapplicables. Cela a aussi un impact sur la composition des gouvernements et la nature des décisions qui y sont prises, au point qu’on en vient à s’extasier d’entendre un Premier ministre dire son amour de l’entreprise, déclaration qui devrait sembler banale dans tout pays équilibré. A titre de comparaison, au Royaume-Uni, 24% des parlementaires sont des cadres du secteur privé ou des chefs d’entreprise, 10% sont des fonctionnaires et enseignants et 4% des ouvriers. La raison de cette distorsion est connue: en France, les ... <a href="http://www.slate.fr/story/91651/qui-en-france-veut-faire-de-la-politique-aujourdhui">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91651/qui-en-france-veut-faire-de-la-politique-aujourdhui#comments FRANCE Parlement fonctionnaires secteur privé Assemblée nationale sénat Tue, 02 Sep 2014 05:35:53 +0000 Jacques Attali 91651 at http://www.slate.fr La rentrée des profs ressemble à celle des élèves: des angoisses et des jugements hâtifs http://www.slate.fr/story/91499/profs-vacances-rentree-classes Quand j’étais gamin, je pensais que mes profs n’avaient pas de vie en dehors de l’école.&nbsp;Qu’ils étaient juste profs. Je ne pouvais pas les imaginer en train d’aller au cinéma, de faire du sport, de jouer avec leurs enfants (pour cela il aurait déjà fallu qu’ils fassent des enfants, beurk). Mes camarades semblaient partager ce point de vue hyper paradoxal: faire cours ne nécessitait aucun travail préparatoire, mais être prof voulait dire l'être vingt-quatre heures sur vingt-quatre. En rejoignant à mon tour les rangs de l’Éducation nationale, j’ai réalisé que personne ne me demanderait de faire vœu de chasteté ou de renoncer à boire de la Guinness. J’allais être prof 18 heures par semaine (plus les heures supplémentaires, les réunions et le boulot à la maison); le reste du temps, je serais juste moi. Ayant exercé en collège pendant une demi-douzaine d’années, j’ai pu constater que la croyance sur la non-humanité de l’enseignant a la dent dure, en particulier chez les plus jeunes. J’ai croisé plus d’une fois des élèves stupéfaits de me voir promener l’un de mes enfants en poussette ou écouter de la musique avec un casque (rendez-vous compte: avec un casque). J’ai pourtant l’air d’un type normal, qui porte des jeans et des t-shirts pas repassés. Mais rien n’y fait: fin juin début juillet, quand sonne l’heure des vacances d’été, je sais que beaucoup d’entre eux imaginent que je vais passer deux ... <a href="http://www.slate.fr/story/91499/profs-vacances-rentree-classes">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91499/profs-vacances-rentree-classes#comments FRANCE Range ta chambre Education école profs vacance rentrée Mon, 01 Sep 2014 08:23:23 +0000 Thomas Messias 91499 at http://www.slate.fr C’est la survie même de l’idée socialiste qui est en jeu http://www.slate.fr/story/91607/ps-survie-idee-socialiste Le débat public est coutumier de comparaisons en trompe-l’œil. Récemment, des esprits aussi imaginatifs que cultivés ont cru percevoir dans les désaccords qui secouent le PS une nouvelle manifestation de l’antique <a href="http://journal.liberation.fr/publication/liberation/1639/#!/0_0">«guerre des gauches»</a>. La contestation de la ligne «social-libérale» du gouvernement Valls ne ferait que ressusciter la colère de la «gauche étatiste», éternellement archaïque, contre la «gauche réformiste», moderne depuis les origines. Laurent Joffrin est allé jusqu’à écrire que, dans les siècles antérieurs, <a href="http://www.liberation.fr/politiques/2014/08/29/reformisme-contre-etatisme-un-duel-seculaire_1089843">«Manuel Valls se serait appelé Eduard Bernstein»</a>, au motif que ce dernier était «"révisionniste", comme on est aujourd’hui "social-libéral"». C’est oublier que le dirigeant et théoricien socialiste allemand (1850-1932), s’il militait assurément pour l’abandon de l’option révolutionnaire, était résolu à parvenir au socialisme par la voie réformiste. On ne sache pas que les «réformes structurelles», prisées par Berlin, qu’entend conduire Valls poursuivent précisément cet objectif. Le chef du gouvernement a certes eu le culot de déclarer que <a href="http://lelab.europe1.fr/D-apres-Manuel-Valls-Jean-Jaures-aurait-vote-le-pacte-de-responsabilite-15227">Jean Jaurès aurait «sans doute, au nom même de la responsabilité», voté le «pacte de responsabilité»</a> qui divise aujourd’hui la gauche. Il n’en demeure pas moins délicat d’enrôler les figures historiques du socialisme français derrière une politique toute entière tournée vers la «compétitivité». Rappelons, au passage, que <a href="http://www.lours.org/default.asp?pid=188">Léon Blum était p</a> ... <a href="http://www.slate.fr/story/91607/ps-survie-idee-socialiste">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91607/ps-survie-idee-socialiste#comments FRANCE politique gauche PS Manuel Valls réformisme socialisme social-libéralisme compétitivité pacte de responsabilité 35 heures libéralisme Emmanuel Macron Françoois Hollande social-démocrate Jean-Christophe Cambadélis Mon, 01 Sep 2014 07:28:25 +0000 Eric Dupin 91607 at http://www.slate.fr Ce que Nicolas Sarkozy peut apprendre de Richard Nixon (celui du retour gagnant, pas du Watergate) http://www.slate.fr/story/91581/nicolas-sarkozy-retour-richard-nixon <br /> <br /> L'illustration de cet article nous a été très aimablement fournie par <a href="https://twitter.com/GuillaumeTC">@GuillaumeTC,</a> <a href="http://croisonsles.tumblr.com/">auteur de la célèbre série des «Croisons-les».</a> Il publie le 10 septembre <a href="http://www.amazon.fr/Croisons--Titus-Carmel-Guillaume/dp/2081346990/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1409477056&amp;sr=8-1&amp;keywords=croisons-les">un livre rassemblant ses meilleures créations chez Flammarion.</a> <br /> <br /> Valéry Giscard d’Estaing l’a appris à ses dépens, jamais un ancien président n’a réussi à revenir au pouvoir sous la Ve République. Pour devenir le premier à y parvenir, Nicolas Sarkozy semble justement avoir pris VGE comme anti-modèle. L’ancien président a soigneusement évité de prononcer une déclaration dramatique à la <a href="http://www.ina.fr/video/I08358793">«Au revoir»</a> au moment de quitter l’Elysée et, surtout, en prévoyant de se porter candidat à la présidence de l'UMP, refuse de revenir en politique par la petite porte, contrairement à Giscard qui s'était fait réélire simple conseiller général du Puy-de-Dôme en 1982. C’est peut-être du côté d’un autre ancien président, américain celui là, <a href="http://www.slate.fr/france/51297/sarkozy-richard-nixon">auquel</a> on l'a d'ailleurs déjà <a href="http://www.slate.fr/france/53723/sarkozy-americain-campagne">comparé,</a> que Nicolas Sarkozy devrait chercher l’inspiration. En 1968, Richard Nixon réalise une prouesse dans l’histoire électorale des Etats-Unis: battu d'extrême justesse par John Fitzgerald Kennedy huit ans plus tôt, il entre enfin à la Maison Blanche en battant le démocrate Hubert Humphrey. Aux États-Unis, une règle implicite voulait pourtant que les perdants n’aient pas le droit à une deuxième chance: avec Grover Cleveland, président à la fin du XIXe siècle, Nixon est le seul sortant (il était ... <a href="http://www.slate.fr/story/91581/nicolas-sarkozy-retour-richard-nixon">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91581/nicolas-sarkozy-retour-richard-nixon#comments FRANCE politique Nicolas Sarkozy Richard Nixon Valéry Giscard d'Estaing come back retour de Nicolas Sarkozy présidentielle 2017 Brice Hortefeux Nadine Morano Sun, 31 Aug 2014 12:01:05 +0000 Jean-Baptiste Daoulas 91581 at http://www.slate.fr À l’UMP, on va «chasser en meute» contre Sarkozy http://www.slate.fr/story/91327/ump-sarkozy-campagne Les choses sérieuses vont-elles enfin commencer pour Nicolas Sarkozy? Début juillet, il avait lui-même fixé l’échéance –«fin août, début septembre»- de son hypothétique retour sur l’avant-scène politique. Au lendemain de <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/07/12/pourquoi-nicolas-sarkozy-est-mis-en-examen-pour-corruption_4455913_823448.html">sa mise en examen,</a> notamment pour trafic d’influence et corruption, l’ancien président de la République et membre du Conseil constitutionnel à vie avait indiqué, dans un long plaidoyer&nbsp;pro domo&nbsp;télévisuel, qu’il aurait «à décider», au sortir des vacances d’été, s’il briguait ou non la présidence de l’UMP. Et comme pour répondre par anticipation à l’interrogation –assez peu mystérieuse– qu’il laissait planer, il avait ajouté: «La question de savoir si on renonce à revenir en politique ne se pose pas pour moi.» Mais histoire de patiner d’un peu d’humilité solennelle cette affirmation bravache, il avait glissé que «vis-à-vis de son pays, on a des devoirs, pas des droits». Si la question de revenir sur la scène ne se pose pas pour lui, sa décision –qui en doute vraiment?– est donc déjà prise. Elle est même probablement arrêtée depuis longtemps. Peut-être même depuis le soir de sa défaite, le 6 mai 2012. Et ce en dépit de déclarations, main sur le cœur, assurant que tout cela était bel et bien terminé, qu’il avait «fait le job» et son temps, qu’il avait d’autres ambitions et qu’il voulait, comme il s’en cachait à peine, gagner de l’argent. Il en a ... <a href="http://www.slate.fr/story/91327/ump-sarkozy-campagne">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91327/ump-sarkozy-campagne#comments FRANCE politique Nicolas Sarkozy UMP justice affaires François Hollande droite bygmalion Jean-François Copé François Fillon Alain Juppé Jean-Pierre Raffarin Hervé Mariton bruno le maire présidentielle 2017 Sat, 30 Aug 2014 11:08:29 +0000 Olivier Biffaud 91327 at http://www.slate.fr L’opposition peut-elle refuser une cohabitation? http://www.slate.fr/story/91545/opposition-refuser-cohabitation La démission du gouvernement Valls I, le 25 août, et la composition du nouveau gouvernement ont <a href="http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2014/08/25/le-gouvernement-sous-la-menace-d-une-majorite-dissidente-a-l-assemblee_4476173_823448.html">accentué les divisions</a> entre les adhérents au cap fixé par François Hollande et Manuel Valls et les dissidents, dont les rangs pourraient grossir à l’Assemblée. Si bien que l’éventualité d’une dissolution de celle-ci est de plus souvent évoquée, par <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/27/97001-20140827FILWWW00155-fillon-juge-une-dissolution-plausible.php">François Fillon</a> et <a href="http://www.lepoint.fr/politique/francois-bayrou-il-ne-reste-qu-une-solution-la-dissolution-27-08-2014-1857152_20.php">François Bayrou</a>, <a href="http://www.20minutes.fr/politique/1432431-20140826-reclamee-droite-dissolution-semble-inenvisageable-francois-hollande">entre autres</a>. Mais la droite comme la gauche craignent <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Article_12_de_la_Constitution_de_la_Cinqui%C3%A8me_R%C3%A9publique_fran%C3%A7aise">l'utilisation de cette procédure</a>, qui a eu lieu à cinq reprises sous la Ve République. À gauche, on risquerait évidemment de la voir se transformer en dissolution-suicide, comme celle décidée par Jacques Chirac en 1997.&nbsp; À droite, on se souvient bien sûr qu'en 1988 et en 2002, le camp qui avait accepté de cohabiter a perdu l'élection présidentielle qui a suivi –sans oublier qu'en 1995, la droite avait réussi à s'imposer, mais pas son Premier ministre sortant, Édouard Balladur, éliminé au premier tour par Jacques Chirac. «Ne parlons pas de dissolution. Sinon, on retombe dans le piège de 1986», a ainsi <a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2014/08/28/01002-20140828ARTFIG00368-cohabiter-ou-pas-le-dilemme-de-l-ump.php">conseillé Michèle Alliot-Marie</a> lors d'une réunion extraordinaire du bureau politique de l'UMP, le 27 août. «Toute cohabitation me paraîtrait détestable», <a href="http://video.lefigaro.fr/figaro/video/juppe-toute-cohabitation-me-paraitrait-detestable/3751749184001/">a déclaré Alain Juppé au 20 heures de France 2</a>. «Le retour au peuple, oui, mais la cohabitation, non», <a href="http://www.rtl.fr/actu/politique/gouvernement-valls-2-fillon-s-oppose-a-toute-cohabitation-7773941600">a martelé François Fillon sur RTL</a>. Certains affirment que, placés dans une telle situation, ils forceraient le Président à ... <a href="http://www.slate.fr/story/91545/opposition-refuser-cohabitation">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91545/opposition-refuser-cohabitation#comments FRANCE cohabitation dissolution droit constitutionnel cinquième république démission remaniement majorité dissidente crise de régime gouvernement Valls I Manuel Valls François Hollande Fri, 29 Aug 2014 16:10:23 +0000 Mathieu Dejean 91545 at http://www.slate.fr Les socialistes français sont-ils piégés comme leurs aînés des années 1920? http://www.slate.fr/story/91507/crise-sociaux-democrates-annees-20 Le remaniement gouvernemental, quoiqu’opéré sous la forme d’un acte d’autorité, n’en a pas moins trahi la faiblesse du pouvoir socialiste, deux ans après son arrivée aux responsabilités. Pour y remédier, la ligne <a href="http://www.slate.fr/story/89911/valls-redefinition-gauche">«social-conservatrice»</a> de Manuel Valls a été confortée par le président de la République. Pour beaucoup de commentateurs, l’évènement fait figure de clarification. En même temps, il suscite l’ire de toute une partie de l’appareil et de la base socialiste, qui ne considèrent pas avoir voté «pour ça», autrement dit un cap d’austérité budgétaire et salariale et de soutien aux milieux d’affaires. Pourquoi le pouvoir socialiste en est arrivé là Cette orientation était-elle prévisible, ou constitue-t-elle vraiment une déviation par rapport à ce qui aurait dû avoir lieu? Autrement dit, y a-t-il vraiment lieu d’être surpris, ou un tel sentiment s’apparenterait-il à de la naïveté? Pour répondre à cette question, il faut distinguer la mise en œuvre de ce cap, avec toutes les péripéties qui font l’essentiel du «bruit médiatique», et la nature de ce cap. Nous soutiendrons que c’est cette dernière qu’il était le plus aisé de prévoir, à partir –entre autres– d’une interprétation de la zone euro comme d’un piège comparable à celui de l’étalon-or des années 1920 pour les sociaux-démocrates de l’époque. S’agissant de la mise en œuvre&nbsp;du cap clairement assumé aujourd’hui, il est ... <a href="http://www.slate.fr/story/91507/crise-sociaux-democrates-annees-20">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91507/crise-sociaux-democrates-annees-20#comments FRANCE politique gouvernement Valls Manuel Valls François Hollande austérité étalon or sociaux-démocrates Fri, 29 Aug 2014 06:43:45 +0000 Fabien Escalona 91507 at http://www.slate.fr Longues attentes http://www.slate.fr/story/91521/longues-attentes <a href="http://www.slate.fr/story/91521/longues-attentes">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91521/longues-attentes#comments FRANCE 35 heures Fri, 29 Aug 2014 06:41:03 +0000 Denis Pessin 91521 at http://www.slate.fr Entreprenant http://www.slate.fr/story/91485/entreprenant <a href="http://www.slate.fr/story/91485/entreprenant">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91485/entreprenant#comments FRANCE Manuel Valls Thu, 28 Aug 2014 21:48:20 +0000 Denis Pessin 91485 at http://www.slate.fr Avec le départ de Montebourg, la France va plus facilement pouvoir obtenir ce que ce dernier souhaitait http://www.slate.fr/story/91475/depart-montebourg-discussions-budget-hollande-merkel Si l’on en croit les commentaires officiels et officieux, <a href="http://www.slate.fr/story/91425/photo-interactive-remaniement-ministres-partis">la formation</a> du gouvernement Valls II <a href="http://www.slate.fr/story/91459/bercy-entre-clarification-et-provocation">permettrait enfin de clarifier la politique économique de la France,</a> qui aurait été écartelée entre deux tendances contradictoires: politique de l’offre contre politique de la demande, politique d’austérité contre politique de relance. <a href="http://www.slate.fr/story/91457/emmanuel-macron-liberal-economie">La première l’emporterait,</a> à la grande joie du patronat, au risque de provoquer la déception et la colère des partisans de la seconde, les seuls à être authentiquement de gauche. Cette version des faits a pour elle le mérite de la simplicité: elle donne l’impression de comprendre les soubresauts de notre vie politique, de désigner des vainqueurs et des vaincus et de permettre à chacun de se situer par rapport à la ligne suivie par le gouvernement. Il faut dire que le principal intéressé, <a href="http://www.slate.fr/story/91447/malentendu-montebourg-frondeurs">l’ancien ministre de l’Economie et du Redressement productif Arnaud Montebourg,</a> a beaucoup fait pour donner du crédit à cette version des événements. En apparence, il était un opposant de l’intérieur, déterminé à mener une autre politique économique que celle qu’il était censé défendre. N’appelait-il pas à «interrompre ce coulage de l’économie par l’austérité»? Un ministre de l’Economie qui dénonce la politique économique du gouvernement auquel il appartient, c’est pour le moins original. Et cela ne pouvait pas durer. Mais, au-delà des mots, il y a une réalité qu’on ne peut occulter: ... <a href="http://www.slate.fr/story/91475/depart-montebourg-discussions-budget-hollande-merkel">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91475/depart-montebourg-discussions-budget-hollande-merkel#comments ECONOMIE FRANCE politique Arnaud Montebourg François Hollande Angela Merkel Michel Sapin gouvernement Valls politique de l'offre politique de la demande austérité relance déficit public Allemagne Mario Draghi Thu, 28 Aug 2014 11:57:19 +0000 Gérard Horny 91475 at http://www.slate.fr Scoop: au moins deux ministres soutiennent le gouvernement Valls II http://www.slate.fr/story/91497/appel-200-deputes-ps-ministres-hollande Plus de 200 députés socialistes ont signé <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/08/28/l-appel-des-200-deputes-socialistes-ni-godillots-ni-deloyaux_4477879_3232.html">une tribune</a> publiée dans Le Monde, ce jeudi 28 août, pour appeler au «rassemblement» derrière François Hollande afin de «réussir ensemble et non perdre les uns contre les autres». Le président de la République sera heureux d'apprendre, à la lecture de cette tribune, qu'au moins deux des ministres que Manuel Valls vient de nommer dans son nouveau gouvernement soutiennent son action et seraient prêts à voter la confiance (s'ils le pouvaient). <a href="http://www.liberation.fr/politiques/2014/08/27/pascale-boistard-dans-les-pas-de-najat-vallaud-belkacem_1088145">Pascale Boistard</a>, qui succède à Najat Vallaud-Belkacem au poste de secrétaire d'Etat aux Droits des femmes, et <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/08/26/thomas-thevenoud-nomme-au-commerce-exterieur_4477194_823448.html">Thomas Thévenoud</a>, nommé secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger, font en effet étrangement partie des signataires du texte, pourtant présenté comme exclusivement signé par des députés. S'agissait-il de faire le nombre, ou le texte a-t-il simplement circulé avant que le remaniement ne soit bouclé mardi? Les spécialistes les plus pointilleux <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/collection/7.asp">du droit parlementaire </a>pourront toujours rétorquer qu'officiellement Pascale Boistard et Thomas Thévenoud sont toujours députés, puisqu'un député nommé ministre garde son siège pendant un mois (mais, bémol de taille, sans pouvoir voter...) avant de le laisser à son suppléant. Le fait de savoir qu'au moins deux ministres soutiennent son gouvernement constitue en tout cas une bonne nouvelle pour François Hollande, vu les critiques ouvertes que ... <a href="http://www.slate.fr/story/91497/appel-200-deputes-ps-ministres-hollande">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91497/appel-200-deputes-ps-ministres-hollande#comments FRANCE politique députés Assemblée nationale François Hollande Manuel Valls Pascale Boistard Najat Vallaud-Belkacem secrétaire d'Etat Gérard Bapt frondeurs Jean-Luc Bleunven Claude Bartolone Jean-Marc Ayrault Thomas Thévenoud Thu, 28 Aug 2014 09:46:17 +0000 Grégoire Fleurot 91497 at http://www.slate.fr ABCD http://www.slate.fr/story/91467/abcd <a href="http://www.slate.fr/story/91467/abcd">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91467/abcd#comments FRANCE Najat Vallaud-Belkacem Wed, 27 Aug 2014 15:07:10 +0000 Denis Pessin 91467 at http://www.slate.fr Emmanuel Macron, le visage libéral du virage gouvernemental http://www.slate.fr/story/91457/emmanuel-macron-liberal-economie Notez l’intitulé du portefeuille <a href="http://www.slate.fr/story/91441/sept-choses-emmanuel-macron">d’Emmanuel Macron</a>: il ne s’agit plus de «l’Économie, du Redressement productif&nbsp;et du Numérique» mais de <a href="http://www.economie.gouv.fr/le-ministere/emmanuel-macron">«l’Économie, de l’Industrie et du Numérique»</a>. Détail symbolique, on tourne la page, y compris dans le vocabulaire. Le terme de Redressement productif est abandonné comme ridicule (il faisait la risée dans les milieux économiques, administratifs et journalistiques) et comme sentant trop l’étatisme et le socialisme nationalisateur des années 70. Adieu ce «redressement&nbsp;productif», qui d’ailleurs est un échec. L'an passé, l’institut Trendeo a relevé <a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/27/263-usines-ont-encore-ferme-en-france-en-2013_4354894_3234.html">263&nbsp;fermetures de site</a>, soit quasiment autant qu'en 2012 (267). Quant à la production industrielle, elle n’a cessé de reculer, baissant encore de <a href="http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=10">2% au deuxième trimestre</a> par rapport à l'année précédente, selon l'Insee. L'artisan du virage de l'offre Emmanuel Macron, le visage du virage, est l’anti-Montebourg. Il est discret, libéral, favorable à la rigueur budgétaire et franchement pro-européen. C’est à lui, comme conseiller de François Hollande –à lui entre autres, mais au premier plan– qu’on doit le virage du quinquennat vers la politique de l’offre en faveur des entreprises. La «macron-économie» avait-t-on dit. Il n’est pas spécialement féru de l’industrie, au sens des usines, comme l’étaient Arnaud Montebourg ou aussi Nicolas Sarkozy, il a une conception sûrement plus moderne du «productif», qui fait ... <a href="http://www.slate.fr/story/91457/emmanuel-macron-liberal-economie">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91457/emmanuel-macron-liberal-economie#comments FRANCE ECONOMIE politique ministre de l'Economie ministère de l'Economie et des Finances Emmanuel Macron TVA Arnaud Montebourg Manuel Valls Trendeo fermetures d'usines production industrielle Insee libéralisme Nicolas Sarkozy Wed, 27 Aug 2014 13:55:29 +0000 Eric Le Boucher 91457 at http://www.slate.fr Valls II: à Bercy, une clarification qui va jusqu'à la provocation http://www.slate.fr/story/91459/bercy-entre-clarification-et-provocation Voilà qui a le mérite de la clarté. Dans le premier gouvernement de Manuel Valls, le ministre de l’Economie était chargé d’appliquer une politique économique définie à l’Elysée par un ancien concurrent au poste de président, et mise en musique à Matignon par un autre ancien concurrent. Egos aidant, la mayonnaise ne pouvait pas prendre. Dans le deuxième gouvernement Valls, on retrouvera à tous les niveaux les artisans de la ligne à suivre, ce qui devrait permettre d’avancer. Entre François Hollande, Manuel Valls et Arnaud Montebourg, les télescopages étaient d’autant plus prévisibles que, dans un Bercy bicéphale, avec Michel Sapin en charge des Finances et des Comptes publics, le portefeuille du ministre de l’Economie sortant était considérablement allégé, voire vidé de ses principaux outils de pouvoir. Certes, il comprenait ce qui se rattache aux forces vives et à la production, mais était privé des leviers qui permettent le pilotage de l’économie, particulièrement déterminants lorsqu’il s’agit de la relancer. Autrement dit, le costume de ministre d’Arnaud Montebourg à l’Économie n’était guère plus large que celui qu’il portait auparavant comme ministre du Redressement productif, et de toute façon bien plus étroit que celui de son prédécesseur Pierre Moscovici. En plus, on lui demandait d’appliquer une politique qu’il n’avait pas contribué à définir et dont il contestait les choix, comme le prouve son ... <a href="http://www.slate.fr/story/91459/bercy-entre-clarification-et-provocation">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91459/bercy-entre-clarification-et-provocation#comments FRANCE ECONOMIE politique gouvernement Valls François Hollande Manuel Valls Arnaud Montebourg Michel Sapin Emmanuel Macron pierre moscovici Bercy pacte de responsabilité Wed, 27 Aug 2014 13:19:27 +0000 Gilles Bridier 91459 at http://www.slate.fr Le malentendu Montebourg: pourquoi il n'est pas un «frondeur» http://www.slate.fr/story/91447/malentendu-montebourg-frondeurs <br /> <br /> Gaël Brustier a été directeur de cabinet adjoint d'Arnaud Montebourg au conseil général de Saône-et-Loire et son directeur opérationnel de campagne pendant la primaire socialiste de 2011. <br /> <br /> <a href="http://www.slate.fr/story/91361/demission-gouvernement-valls-bombe-montebourg">Le départ d’Arnaud Montebourg du gouvernement</a> est un symptôme, parmi tant d’autres, d’une crise majeure qui peut conduire à la marginalisation ou à la disparition de la gauche. La crise actuelle est économique et sociale. Elle a pris un tour paroxystique depuis 2008. Elle est également politique, avec les soubresauts au sein de la majorité, les bonds de l’abstention et les scores de l’extrême-droite, et tend de plus en plus à devenir une crise de la représentation, préparant des réalignements électoraux d’ampleur. Elle est aussi idéologique: cette dernière se traduit par la difficulté&nbsp;croissante de la gauche à imposer ses représentations, à dominer culturellement le pays. Dans ce champ de bataille qu’est l’idéologie (c’est ainsi que Gramsci en parlait), le montebourgisme gouvernemental a été, pour la gauche, une des tentatives de réponse à la crise idéologique qui est la sienne. Il y a cependant un non-dit de taille dans les deux années de pratique gouvernementale d’Arnaud Montebourg: ce sont les éléments de rupture avec la tradition socialiste et l’histoire de la gauche française. Faire grief à Arnaud Montebourg d’avoir essayé d’apporter ses réponses serait inepte. Il est évident qu’elles ont varié au fil du ... <a href="http://www.slate.fr/story/91447/malentendu-montebourg-frondeurs">Lire la suite</a> http://www.slate.fr/story/91447/malentendu-montebourg-frondeurs#comments FRANCE politique Arnaud Montebourg gouvernement Valls socialisme démondialisation protectionnisme environnement FN Wed, 27 Aug 2014 09:36:51 +0000 Gaël Brustier 91447 at http://www.slate.fr