Chercher une famille de substitution n'est pas toujours une bonne idée
Transfert

Chercher une famille de substitution n'est pas toujours une bonne idée

Quand ses parents se sont séparés, Émilie a perdu toute sa stabilité familiale, ses repères. Elle s’est soudain sentie en demande d’un nouveau cercle, d’un entourage solide. Comme si elle ne pouvait exister sans une communauté autour d'elle pour la définir. Ce qui rejoint ce qu'Alasdair MacIntyre explique, dans Après la vertu (1981). Le philosophe anglo-saxon explique que dans de nombreuses sociétés traditionnelles, «c’est par son appartenance à divers groupes sociaux que l’individu s’identifie et est identifié par les autres. Je suis frère, cousin, et petit-fils, membre de cette maisonnée, de ce village, de cette tribu. Ces caractéristiques ne sont pas accidentelles, on ne peut les ôter pour révéler ‘le vrai moi’. Elles font partie de ma substance, elles définissent au moins en partie et parfois entièrement, mes obligations et mes devoirs. Les individus héritent d’un espace particulier au sein d’un entrelacs de relations sociales; sans cet espace, ils ne sont rien, parias ou étrangers dans le meilleur des cas».

C'est un peu ce qu'a ressenti Émilie. Et c'est là qu'elle a essayer de trouver une famille de subsitution, une nouvelle communauté. Elle a alors rencontré Fabienne. 

Écoutez l'épisode de Transfert:

Un épisode signé Alexandre Mognol.

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À très vite.

Charlotte Pudlowski

Charlotte Pudlowski journaliste, créatrice et rédactrice en chef du podcast Transfert

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