La jeune hess de Beyrouth
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La jeune hess de Beyrouth

Temps de lecture : 12 min
Léa Polverini
Robin Tutenges

Alors que le Liban traverse l'une des plus graves crises de l'histoire moderne, sa jeunesse étouffe. La précarité croissante est le fléau des jeunes générations, qui abandonnent peu à peu tout espoir de changement. Beaucoup attendent désormais de prendre le large.

Dans les escaliers Younes Gebaily, un peu en retrait de la grande rue passante de Mar Mikhael, quelques groupes de jeunes se retrouvent en fin de journée, le temps de décapsuler une Almaza –la bière locale– afin de digérer les malheurs quotidiens. «Aujourd'hui, au Liban, les gens ne parlent que de trois choses: t'as pu faire le plein aujourd'hui? T'as eu des coupures de courant? Est-ce que tu vas bientôt partir? Et c'est tout», se désole l'un d'entre eux. Quelques minutes plus tard, la rue est plongée dans le noir, sans que personne ne s'en émeuve: s'il y a bien une chose sur laquelle on ne compte plus ces derniers temps, en dehors de la classe politique, c'est l'électricité.

Ces derniers jours, un autre sujet s'est pourtant invité dans les conversations: à l'approche du 4 août, qui marquera la commémoration de l'explosion du port de Beyrouth, survenue un an plus tôt, on se demande ce que pourrait apporter une nouvelle mobilisation. Beaucoup n'y croient plus, et se sont résignés à rester chez eux ou à passer en coup de vent; certains cherchent à quitter Beyrouth ce jour-là, pour ne pas avoir à revivre le trauma; et d'autres sont prêts à en découdre, quoi qu'il en coûte. Sur les réseaux sociaux et dans les boucles WhatsApp, tourne depuis quelque temps cette image de cocktail molotov, accompagnée d'une légende: «Celui qui veut dessiner, chanter et ramasser les ordures, qu'il ne descende pas dans la rue.»

Alors que les premières manifestations d'octobre 2019 avaient été relativement festives, intégrant aux revendications politiques leur lot d'initiatives culturelles, l'heure n'est plus aux rires ou aux débats. Le 4 août est passé par là, la ville a été ravagée, ses habitants tués, et les survivants ont perdu patience.

Un jeune homme portant un keffieh participe au rassemblement réclamant justice pour les victimes de l’explosion à Beyrouth, le 13 juillet 2021. | Robin Tutenges

À bout de souffle

«Je devrais être en train de dépenser mon énergie à construire ma vie, à me concentrer sur moi et à bâtir celle que j'ai envie d'être, mais je n'ai même pas le luxe de pouvoir le faire. Je dois être ici, à manifester pendant mon temps libre. Si l'on ne va pas dans la rue, que va-t-il arriver ensuite? Les politiciens attendent toujours de nous que l'on s'adapte, mais on devrait arrêter d'accepter ça, parce que ce n'est pas normal», s'agace Perla Daou. Le 13 juillet, cette Libanaise de 24 ans protestait aux côtés des familles des victimes devant la résidence personnelle du ministre de l'Intérieur, Mohammed Fahmi, pour réclamer la levée de l'immunité parlementaire d'anciens ministres soupçonnés d'être impliqués dans l'explosion. Ce jour-là, des affrontements violents ont opposé l'armée aux manifestants, faisant plusieurs blessés parmi ces derniers.

Mais en dépit de quelques coups d'éclats, les manifestations se sont taries ces derniers mois, et ne regroupent parfois qu'une dizaine de personnes, qui bloquent tantôt une route, tantôt un pont, dans l'indifférence obstinée de la classe politique. Tandis que la crise économique se poursuit, brisant un à un les espoirs de carrière et d'émancipation des jeunes générations, la lassitude a pris le pas sur la rage. La lutte est quotidienne, mais les combats ont changé: on se bat désormais pour avoir de l'électricité, du fuel, du travail, et pour réussir à partir «aussi vite que possible». L'urgence est devenue matérielle, plus qu'idéologique.

Dans le quartier de Bourj Hamoud, la débrouille est de mise chez la jeunesse. Ce Beyrouthin de 22 ans attend la clientèle à laquelle il vend ses réfrigérateurs de seconde main. Beyrouth, le 31 juillet 2021. | Robin Tutenges

«Aujourd'hui, les gens sont fatigués. Quand tu n'as plus d'argent pour acheter des médicaments ou à manger, t'as pas envie d'aller faire une manif», relativise Saïd, 33 ans. Déjà en 2019, plus de 35% des jeunes diplômés libanais étaient au chômage: les perspectives d'avenir s'amincissent à vue d'œil, et produisent une jeunesse désœuvrée, alors que plus de la moitié de la population libanaise est passée sous le seuil de pauvreté. Mohammed, à 19 ans, a dû arrêter ses études pour vendre des t-shirts, faute de moyens: «Nous travaillons, car la situation est devenue invivable. Comment pourrions-nous étudier dans ces circonstances?»

La lassitude est sociale, elle est aussi politique. David Hanna, qui, à 30 ans, est le dernier de son entourage à avoir quitté le Liban pour Paris, contemple avec nostalgie le pays perdu: «Je vis dans le passé, dans le regret. Je pense matin, midi et soir à un pays qui n'existe plus. À un temps qui n'existe plus. À des moments qui ne peuvent plus exister que par la mémoire. Ils disent que Beyrouth a été reconstruite huit fois depuis l'Antiquité. Le Liban a été créé il y a moins d'un siècle, et chaque génération vit dans une frustration qui se manifeste tous les dix ou quinze ans.» Amer, il ajoute: «Les gens pensent que c'est une force de résister, d'être résilient. Alors que, à ce niveau-là, c'est plus choquant de voir qu'on est un pays marionnette, qu'on n'est jamais capables de tenir notre propre destin, qu'on n'est jamais en position de force dans notre propre pays et par rapport à notre propre région.»

Ici, chaque génération connaît son malheur: ceux qui sont trop jeunes pour avoir vécu la guerre civile de 1975-1990 n'ont pas échappé à la guerre de 2006 avec Israël, aux séries d'attentats survenues dans le contexte du conflit syrien, et, plus récemment, à l'explosion. Si la révolution (thawra) de 2019 avait pu donner à certains l'espoir de briser le cycle des violences alimentées par les tensions confessionnelles, les vieilles dissensions ont vite refait surface, et les jeunes générations se sont surprises à réitérer les mêmes erreurs que leurs aînés.

Une jeune femme manifeste devant la résidence personnelle du ministre de l'Intérieur, pour réclamer la levée de l'immunité parlementaire, à Beyrouth, le 13 juillet 2021. | Robin Tutenges

La grande désillusion

Ronaldo Kaddoum, aouniste précoce, s'était engagé avec le Courant patriotique libre (CPL) dès l'âge de 15 ans. Trois années plus tard, en 2016, il était élu représentant de la jeunesse du CPL, avec l'espoir de faire bouger les lignes, grâce à un parti qui se targuait alors de vouloir lutter contre la corruption, œuvrer pour plus d'égalité sociale, et poser les bases d'un État laïc. Peu après, Michel Aoun accédait à la présidence du Liban: «Pour nous et le parti, ça devait être une grande étape dans la réalisation d'un programme qui portait tant de promesses. Personnellement, je croyais que c'était une vraie révolution. Les années passant, j'arrivais à justifier les alliances qu'il faisait avec le pouvoir. Mais, à présent, je me dis que c'était ridicule.»

Progressivement, Ronaldo devient de plus en plus critique sur les réseaux sociaux vis-à-vis de son parti, et commence à faire l'objet de pressions. «Rien d'officiel, mais on me disait: “Un conseil, arrête ça.” Bien sûr, je n'en ai pas tenu compte, parce que j'ai mes opinions.» En mars 2019, il renonce à renouveler son adhésion, et quitte le parti: «J'ai senti que l'on m'avait vendu un rêve, et que ce n'était qu'un mensonge. Je me suis senti trahi. Lorsque je rencontre quelqu'un qui est toujours adhérant au CPL, cette personne les défend en disant qu'on leur a mis des bâtons dans les roues. Mais il suffit parfois de ne pas agir pour participer passivement à la corruption. Quand tu es en charge d'un pays, les excuses de ce genre ne suffisent pas: avec les prérogatives que tu as, soit tu changes les choses, soit tu démissionnes.»

La défiance croissante d'une partie de la jeunesse vis-à-vis des partis politiques s'est manifestée notamment lors des dernières élections des universités, organisées fin 2020. Pour la première fois depuis plusieurs décennies, les élections estudiantines ont signé la victoire triomphante des indépendants sur les plus grands campus du pays –les partis traditionnels, eux, n'ont pas même osé se présenter. Université libano-américaine (LAU), université Rafiq Hariri (RHU), université américaine de Beyrouth (AUB), université Saint-Joseph (USJ)… Les sièges des conseils étudiants ont été raflés un à un par les jeunes issus de la thawra.

Des étudiants du master Democracy and Human Right de l'université Saint-Joseph de Beyrouth, lors de leur cérémonie de remise de diplôme, dans la capitale, le 15 juillet 2021. | Robin Tutenges

Prendre le Parlement

Pour autant, l'un des obstacles majeurs auxquels se heurte la jeunesse réformiste reste l'âge minimal qui conditionne le droit de vote, fixé à 21 ans au Liban. Nombre de jeunes qui étaient descendus dans les rues en octobre 2019 se retrouvent ainsi de facto exclus du processus électoral. C'est l'un des sujets dont s'est ressaisi Minteshreen, un parti politique émergent issu de la société civile, né de la thawra, qui cherche désormais à mobiliser les nouvelles générations en prévision des élections législatives de 2022.

Hussein el Achi, avocat de 33 ans originaire de Dahieh, la banlieue sud de Beyrouth, et désormais secrétaire général de Minteshreen, raconte comment ce qui n'était au départ qu'une poignée de personnes réunies par les hasards de la révolution s'est peu à peu constituée en force d'opposition: «Quand Minteshreen a commencé, c'était un groupe de jeunes dans la rue qui ne se connaissaient pas et qui étaient regroupées sur la place des Martyrs. On a monté une petite tente, dans laquelle on donnait des sandwiches et de l'eau pour soutenir les manifestants. Après, on a commencé à bloquer quelques rues, et à organiser des événements publics de culture politique.»

Un manifestant pointe du doigt la résidence personnelle du ministre de l'Intérieur lors d'un rassemblement réclamant la levée de l'immunité parlementaire d'anciens ministres soupçonnés d'être impliqués dans la catastrophe du 4 août à Beyrouth, le 13 juillet 2021. | Robin Tutenges

L'arrivée du Covid-19 met un coup d'arrêt temporaire au mouvement, qui très vite se remobilise pour soutenir, cette fois-ci, le personnel médical, en lançant l'initiative Beitna Beitak («notre maison est ta maison»), qui sécurise près de 400 logements temporaires à destination des personnels soignants, et lance une ligne de fabrication de masques. C'est à ce moment-là que le mouvement se trouve un nom: Minteshreen, jeu de mot que l'on peut traduire par «octobre se répand», en référence à la révolution qui a traversé tout le Liban.

«On avait décidé de ne pas créer de parti politique, car il y avait une angoisse vis-à-vis de ce type d'organisation. On voulait juste être un mouvement de jeunes qui œuvre à changer les choses, à impulser une nouvelle culture politique; mais il y a eu le choc du 4 août, commente Hussein. Déjà, avant, la classe politique avait perdu sa légitimité. Mais quand on est morts au sein même de nos maisons, on a considéré qu'aller dans la rue n'était plus suffisant: on est régis par un système parlementaire, donc on doit rentrer et prendre le Parlement.»

Assez rapidement, un programme politique est rédigé, des élections internes organisées, et un dossier est déposé au ministère de l'Intérieur libanais, pour se constituer en parti officiel. À ce jour, le dossier croupit toujours sur une pile d'indésirables, et n'a pas été certifié par les autorités.

Des jeunes lycéens manifestent devant le ministère de l'Éducation à Beyrouth, le 14 juillet 2021. | Robin Tutenges

De guerre lasse

Si une partie de la jeunesse s'active encore sur le terrain politique, elle demeure minoritaire, et l'engouement d'octobre 2019 paraît désormais bien loin. Au lendemain du 4 août, le fameux slogan «kellon yané kellon» (tous, vraiment tous) avait été remplacé par «pendez-les tous». Mais, un an plus tard, personne n'a été pendu, et la classe politique reste toujours bien en place, en dépit de quelques tours de chaises musicales.

Pour David, prendre le parti de la violence radicale serait prendre le risque d'atteindre un point de non-retour: «Au Liban, surtout après la guerre civile, personne n'a envie de perdre qui que ce soit. Moi, je n'étais pas prêt à mourir pour ça. On se fait défoncer par le gouvernement, on n'en veut plus, et la seule façon de s'en débarrasser, c'est d'y aller à fond, mais si on commence à mourir… c'est qu'il y en a plein qui vont mourir: ça va être plus facile pour les autres d'appuyer sur la gâchette. Ceux qui ont perdu des proches dans la guerre savent ce que c'est, et n'ont pas envie de revivre ça.»

Alors, souvent, pour apaiser la douleur, on s'en remet aux conversations au conditionnel, quand on ne s'accroche pas aux chimères: «Il y a des gens qui comptent les moutons. Moi, ce qui m'aidait à dormir, c'était de m'imaginer en train de tuer les membres de mon gouvernement. J'inventais des scénarios, dans lesquels je les regardais mourir d'une mort très lente. J'étais devenue créative dans mes fantasmes d'assassinats», confie Mélanie.

Sur la corniche, au nord de la capitale, les jeunes se retrouvent pour plonger dans la mer. Beyrouth, le 30 juillet 2021. | Robin Tutenges

Bye bye Beyrouth

Mais le rêve le plus partagé du Liban dorénavant, c'est de quitter le pays, à défaut d'avoir réussi à le changer. Ayah Takidine, âgée de 20 ans et qui s'était toujours imaginée bâtir sa vie ici, s'est résignée à partir le mois prochain pour poursuivre ses études aux États-Unis: «C'est une étape que je n'aurais jamais pensé franchir, car j'aime sincèrement ce pays. Mais avec la crise économique et après l'explosion, nous ne sommes plus en sécurité ici. Malgré tous les problèmes qui ne cessent d'affecter le Liban, j'avais toujours voulu y rester. Une partie de moi voulait que je grandisse ici, que j'élève mes enfants ici. Mais ce n'est malheureusement plus possible aujourd'hui.» Sa famille, syrienne, ne pourra la suivre, faute de visa.

Quant à celles et ceux qui ont déjà franchi la Méditerranée à la recherche d'un soleil plus clément, ils se retrouvent bien souvent partagés entre soulagement et regrets. «Lorsque je vivais à Beyrouth, je devais trouver un moyen de ne pas éclater mes pneus en parcourant nos routes bousillées, missionner je ne sais qui pour nous ravitailler en eau, en mazout et en électricité, payer un concierge –tout en gardant un œil sur lui, parce que la peur de l'autre existe et se transmet de génération en génération… Ici, je me retrouve dans une position où mon plus grand problème de la semaine consiste à avoir retrouvé un nid de pigeon dans mon bac à fleurs sur le balcon», ironise David, installé dans son appartement du XIVe arrondissement de Paris.

Tracy Chahwan, elle, qui avait quitté Beyrouth pour Philadelphie à 28 ans, quelques mois avant l'explosion, vit plus douloureusement la distance: «C'est vraiment dur d'être en Amérique toute seule. Rien ne me rappelle la maison, et, avec le décalage horaire, c'est super difficile de maintenir le contact. J'ai envie de rentrer, mais je ne peux pas à cause de mes papiers. Ça rend les choses encore plus bizarres, tu es dans une autre dimension. Tu ne sais pas si tu exagères, ou si tu es dans le déni en pensant que ce sera bien quand tu rentreras. J'en parle avec plein de gens, surtout des gens qui, comme moi, étaient à l'étranger et sont rentrés. Certains te disent: “Ok, c'est mauvais, mais pas aussi mauvais que ce que tu peux imaginer”, et d'autres te disent: “N'imagine même pas rentrer vivre là-bas.”»

La fracture sociale

Dans cet entre-deux, un fossé se creuse, où point parfois du ressentiment. Alors que la majorité de la population a vu son salaire versé en livres libanaises être réduit à trois fois rien, les heureux élus qui sont encore payés en dollars américains passent pour les rois du pétrole, et bénéficient de l'hyperinflation. Cette différence se traduit jusque dans l'espace public, où l'on distingue celles et ceux qui peuvent encore se permettre de sortir boire des coups et manger au restaurant, de celles et ceux pour qui un simple sandwich représente désormais l'équivalent d'un jour et demi de travail.

Dans le quartier de Mar Mikhael, bien que la rue d'Arménie et ses bars ne soient plus aussi fréquentés qu'avant, de nombreux jeunes s'y retrouvent toujours pour oublier les difficultés du quotidien. Beyrouth, le 31 juillet 2021. | Robin Tutenges

L'écart est devenu d'autant plus flagrant avec l'arrivée de l'été, et avec lui de la diaspora, revenue passer les vacances au pays, et ramenant dans ses valises médicaments et dollars frais. En juin, Saïd, qui n'avait pas pu rentrer au Liban depuis deux ans et demi, est passé voir sa famille en surprise. «J'avais besoin de revenir pour vivre comme ils sont en train de vivre au Liban, aider comme je peux, et retrouver mes proches. J'ai retrouvé un pays schizophrène, s'étonne-t-il. J'ai vu des amis qui étaient super bien, parce qu'ils gagnent des dollars ou parce qu'ils ont de la famille à l'étranger pour les aider, et puis d'autres, avec lesquels on avait l'habitude de faire la fête avant, et avec qui, dorénavant, on ne peut que se contenter d'aller boire un café.»

Mais même aux terrasses des cafés, que l'on soit payé en livres ou en dollars, la rengaine reste inchangée: «T'as pu faire le plein aujourd'hui? T'as eu des coupures de courant? Est-ce que tu vas bientôt partir?»

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