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Au Canada, les prévisionnistes météo ne sont pas censés parler du changement climatique

Temps de lecture : 2 min

The Mountain Exhaled / laszlo-photo via Flickr CC License By
The Mountain Exhaled / laszlo-photo via Flickr CC License By

Le temps qu'il va faire, un sujet on ne peut plus consensuel? Pas si sûr. Au Canada on le prend très au sérieux à tel point que le gouvernement intime aux scientifiques payés par l’Etat canadien qui préparent les bulletins des mister et miss météo de choisir leurs mots avec la plus grande attention, rapporte le site Vocativ. Pas question de parler du changement climatique.

A propos d'Environment Canada, ministère qui a notamment à sa charge l'équivalent canadien de Météo France, un porte-parole du gouvernement, Mark Johnson, s’est montré très clair à ce sujet en réponse aux questions de Vocativ. Ils doivent se cantonner à leur spécialité:

«les météorologues sont experts en ce qui concerne les tempêtes, et s’expriment sur ce sujet. Les questions de changement climatique et les tendances à long-terme relèvent des climatologues ou de tout autre autorité compétente.»

Les scientifiques d'Environment Canada répondent directement, dans le cadre d'une hotline disponible 24 heures sur 24, aux appels des journalistes concernant le climat, sans qu'une demande d'interview ne soit nécessaire au préalable contrairement à l'usage dans d'autres organisations publiques.

Chez les scientifiques, c’est la stupéfaction. Selon eux, il s’agit d'une manoeuvre du gouvernement pour contrôler le message et surtout pour ne pas interférer avec les industries majeures pour l’économie du pays. Chris Metcalf, spécialiste d’hydrologie à l’université de Trent, rapporte que de nombreux pairs ont préféré démissionner que de devoir se soumettre aux éléments de langage du Premier ministre, Stephen Harper.

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Le Canada a l’image d’un pays très en pointe, notamment en matière d’environnement. En réalité, le pays est un très mauvais élève sur le plan environnemental. D’après l’indice d’engagement en faveur de l’environnement du «Centre pour le Développement Mondial», le Canada arrive à la dernière place des pays les plus riches. Ce mauvais résultat est lié à une taxation laxiste sur le gaz, de nombreuses subventions à la pêche et d’importantes émissions de gaz à effet de serre, indique l’économiste. Sans oublier le développement galopant de l’industrie des gaz de schiste et les grands projets de pipeline entre le Canada et les Etats-Unis.

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