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Avec Podemos, les Indignados font leur entrée au Parlement européen

Grégor Brandy, mis à jour le 26.05.2014 à 11 h 39

Podemos Uvieu via Flickr CC Licence By

Podemos Uvieu via Flickr CC Licence By

En mai 2011, le mouvement des Indignados naissait en Espagne.

Trois ans plus tard, le parti qui en est issu, Podemos (Nous Pouvons, en français) envoie cinq députés au Parlement Européen. Dans un article publié une semaine avant l'élection, Le Monde s'était penché sur le parti et avait évoqué son programme:

«Le programme de Podemos résume les revendications de la rue: lutte contre la corruption, croissance, emplois, restructuration de la dette publique qualifiée d'"illégitime", fin des expulsions immobilières, interdiction des délocalisations hors de l'Europe, etc.»

Grâce à ce résultat, le parti devient l'une des plus grandes forces politiques de la scène espagnole, comme le raconte 20 Minutos.

«Au niveau national, Podemos est devenu la quatrième force nationale, devant des partis comme UPyD (Unión, Progreso y Democracia – Union, progrès et démocratie) qui remporte quatre sièges, ou Coalición por Europa (Coalition pour l’Europe) qui en gagne trois.»

Avec ce résultat, le parti espagnol a également devancé dans certaines communautés, des partis que l’on voyait difficilement être déboulonné, comme l’explique la RTVE.

«Le parti mené par Pablo Iglesias est devenu la troisième force politique dans des communautés comme la Cantabrie, l’Aragon, les Baléares et Madrid où il a réuni 11,29% des suffrages, reléguant Izquierda Unida (une coalition de l’extrême gauche espagnole, qui comprend le parti communiste) à la cinquième position avec 10,52% des voix.»

Pour El Mundo, ce succès a beaucoup de valeur:

«Nous parlons d’un parti qui n’a quasiment pas d’organisation ou d’implémentation territoriale. Ce n’est qu’il y a quatre mois qu’ils ont décidé de se présenter aux Européennes et ils l’ont fait via des primaires. Les sondages ne leur donnaient pas plus de deux députés.

Le triomphe de Podemos est la preuve de la désaffection sociale des partis traditionnels, la constatation que les citoyens en ont marre de voir les mêmes têtes du Parti Popular (l’équivalent de l’UMP) et du PSOE (l’équivalent du PS), mais aussi, pour la première fois, de IU (Izquiera Unida). Les candidats de IU ont soudainement  pris un coup de vieux, hier, quand ils ont réalisé que leur électorat les voyait déjà comme une formation mainstream.»

Sur son compte Twitter, le jeune parti a déjà déclaré qu’il appuierait la candidature du Grec, Alexis Tsipras à la tête de la Commission Européenne. Pablo Iglesias l'a appelé, dimanche 25 mai, à l'issue des résultats, pour lui assurer son soutien.

Au total, 43 députés devraient rejoindre la gauche unitaire européenne.

Grégor Brandy
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