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«Ce que je possède revient au parti»: la dernière lettre d'Hitler avant son suicide, le 30 avril 1945

DesLettres, mis à jour le 02.05.2014 à 18 h 06

La une du quotidien américain «Seattle Post-Intelligencer» du 2 mai 1945.

La une du quotidien américain «Seattle Post-Intelligencer» du 2 mai 1945.

Il y a soixante-neuf ans jour pour jour, le 30 avril 1945, Adolf Hitler se suicidait d'une balle de revolver dans son bunker de Berlin, alors assiégée par l'Armée rouge, tandis que son épouse Eva Braun s'empoisonnait au cyanure.

Avant de se donner la mort, le dictateur allemand avait rédigé une lettre-testament où il faisait allusion à son mariage tardif, le 29 avril 1945, avec pour témoins le responsable de la propagande Joseph Goebbels et le chef du parti nazi Martin Bormann –le premier s'est suicidé le 1er mai1945 tandis que le second est mort le lendemain en tentant de fuir Berlin, dans des circonstances mystérieuses. Anni Winter, l'autre personne à qui il est fait nommément allusion, était la gouvernante de son appartement de Munich.

«Mon testament

Je n’ai pas estimé que je pouvais prendre la responsabilité de me marier pendant les années de lutte. J’ai décidé, avant que ma carrière sur terre touche à son terme, de prendre pour épouse la jeune femme qui, après de nombreuses années d’amitié fidèle, est entrée de son plein gré dans la ville pratiquement assiégée afin de partager mon destin.

Volontairement, elle me suivra dans la mort en tant qu’épouse. Notre union nous consolera de ce à quoi nous avons dû renoncer en raison de ma mission au service de mon peuple.

Ce que je possède revient –si tant est que cela ait de la valeur– au parti. Au cas où celui-ci n’existerait plus, à l’État et, dans le cas où l’État lui-même serait anéanti, toute décision de ma part deviendrait inutile.

Mes tableaux, groupés dans des collections que j’ai constituées au fil des ans, n’ont jamais été réunis dans mon intérêt personnel mais en vue de l’aménagement d’un musée dans la ville de Linz sur le Danube, où j’ai grandi.

Je désire sincèrement que l’on respecte mes volontés.

Je nomme exécuteur de mon testament mon plus fidèle camarade du parti, Martin Bormann.

Je lui donne toute latitude de prendre les décisions qui s’imposeront. Je lui permets de récupérer tout ce qui présente une valeur sentimentale ou qui serait indispensable à mes frères et sœurs désireux de mener une vie simple et modeste et surtout, à la mère de mon épouse et à mes fidèles collègues qu’il connaît bien, en particulier mes secrétaires, Frau Winter, etc., qui m’ont épaulé pendant de nombreuses années.

Mon épouse et moi même, afin d’échapper à l’infamie de la destitution ou de la capitulation, optons pour la mort. Notre désir est d’être incinérés là ou j’ai effectué la plus grande partie de mon travail quotidien pendant les douze années passées au service de mon peuple.

Rédigé à Berlin, le 29 avril 1945, à 4 heures.

A. Hitler.»

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