Tech & internet / Monde

C'est en regardant le trafic de Tor que l'on mesure la censure d'Internet en Turquie

Temps de lecture : 2 min

Le nombre d'utilisateurs de Tor a presque triplé en l'espace de deux semaines. / Capture d'écran The Tor Project
Le nombre d'utilisateurs de Tor a presque triplé en l'espace de deux semaines. / Capture d'écran The Tor Project

Quand un pays triple quasiment ses connexions à un réseau d'anonymisation sur Internet, il se passe quelque chose.

Le nombre d’utilisateurs se connectant de Turquie au réseau Tor est passé de 25.000 à près de 70.000, en l'espace de deux semaines. Les premiers jours, les chiffres augmentaient de 10.000 nouveaux utilisateurs toutes les 24 heures, soulignait The Daily Dot.

A l'occasion d'un article sur le darknet, en novembre 2013 sur Slate.fr, Amaelle Guiton expliquait ce qu'était Tor et à quoi il servait:

«The Onion Router, Tor, est un réseau d'anonymisation. Il fait transiter le trafic par plusieurs ''nœuds'', comme à travers les couches d'un oignon, de telle façon qu'on ne puisse plus, à la sortie, en déterminer l'origine.»

Pour accéder à Twitter et YouTube, inaccessibles directement en Turquie, il faut donc désormais passer par des réseaux comme Tor, qui permettent d'anonymiser les connexions.

Les autorités turques en ont bien conscience. Le 28 mars, Andréa Fradin rapportait ces propos de l'Electronic Founder Foundation, à l'occasion du blocage de YouTube.

«Les fournisseurs d'accès empêcheraient également l'accès au site du projet Tor, qui permet aux utilisateurs de télécharger le navigateur qui leur permet d'aller sur Internet de manière anonyme

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

Mais cette censure ne semble pas vraiment être efficace. Depuis qu’elle a été mise en place, le nombre d’utilisateurs qui se connectent au réseau d’anonymisation depuis la Turquie continue de grimper.

Newsletters

Sans façades ni limites: ce musée virtuel porté par la blockchain illustre l'avenir d'internet

Sans façades ni limites: ce musée virtuel porté par la blockchain illustre l'avenir d'internet

Les cerveaux derrière le musée imaginé pour héberger l'œuvre digitale de Beeple à 69 millions de dollars révèlent en exclusivité pour Slate.fr les fondations du projet qui pourrait modifier notre rapport à l'art –et l'avenir du web.

«On a inventé le crypto-communisme»: les acheteurs du NFT à 69 millions nous livrent leurs confidences

«On a inventé le crypto-communisme»: les acheteurs du NFT à 69 millions nous livrent leurs confidences

Dans leur premier entretien avec un média français, les fondateurs de Metapurse évoquent le tourbillon «post-Beeple», leurs ambitions pédagogiques, leur musée virtuel (et remercient Mark Zuckerberg d'avoir agité le drapeau du métavers).

Comment utiliser les réseaux sociaux sans bousiller sa santé mentale

Comment utiliser les réseaux sociaux sans bousiller sa santé mentale

Ça va être difficile, mais c'est pour votre bien.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio