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Une néo-nazie rattrapée par son passé de porn-star

Slate.fr, mis à jour le 30.03.2014 à 17 h 32

Ina Groll  sur son compte Twitter.

Ina Groll sur son compte Twitter.

Ina Groll est une ex-actrice porno allemande qui en avait assez d'exposer son corps. Un beau jour de décembre dernier, elle décide donc d'exposer autre chose.

C'est comme ça qu'elle l'explique sur sa page Facebook: «Je suis fatiguée d'exposer mon corps. Désormais, je vais exposer une politique de haine».

Et quoi de mieux pour cela que de rejoindre le parti néo-nazi allemand, le NPD? Délaissant ses surnoms «Kitty Blair» et «Miss Blair» c'est ce qu'elle fait, clamant: «Le nationalisme aussi peut être sexy».

Via Twitter

Le quotidien israélien Haaretz explique: «Les membres du Parti ne pouvaient pas croire à tant de chance. Le parti, violent, très largement masculin, dont les membres sont le plus souvent tatoués, des malfrats au crâne rasé, se fit un plaisir d'accueillir la nouvelle recrue.» Ina Goll se construit sa petite notoriété, aide le parti, notamment en posant sur des posters ou en tractant en tenues sexy. Tout va pour le mieux pour elle, jusqu'à ce que le parti prenne connaissance d'un certain film de sa carrière antérieure: elle y couchait avec un acteur porno noir.

«Quelqu'un qui couche avec une personne d'une race étrangère devant une caméra ne peut pas faire avancer l'idéologie nationaliste» remarque un membre du Parti sur Facebook. Et Ina Groll est expulsée du Parti.

Ce qui ne l'empêche pas d'exposer ses idées de haine, comme le remarque Haaretz, «Au cours des derniers jours, elle a continué de poster des messages racistes, xénophobes, et antisémites sur sa page [Facebook] réclamant une "Allemagne aux Allemands"».

Le NPD est représenté dans les Parlements de deux Länder en Allemagne, et il est jugé «raciste, antisémite et négationniste» par les services allemands du renseignement, comme le rappelait Le Monde en 2013. Il a d'ailleurs failli être interdit plusieurs fois. La dernière fois en date étant décembre 2013: une demande d'interdiction avait été déposée devant la Cour constitutionnelle. Le Monde précisait: «L'idée de s'attaquer au parti néonazi a resurgi après la découverte en 2011 d'une organisation criminelle d'extrême droite, Clandestinité national-socialiste (NSU). Des membres du groupuscule, proches du NPD, sont accusés d'avoir assassiné dix personnes, la plupart d'origine turque, entre 2000 et 2006.»

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