Natalia Poklonskaya, la procureure de la République de Crimée, devient un sex-symbol en Asie

Natalia Poklonskaya Par 진압방패

Natalia Poklonskaya Par 진압방패

La procureure de la toute nouvelle République de Crimée –reconnue comme Etat souverain par la Russie dès le 17 mars à la suite du référendum d'autodétermination qui s'était tenu la veille– Natalia Poklonskaya, fait sensation en Asie.

Dans une interview accordée à une chaîne russe, le 11 mars, la femme de 33 ans évoquait la révolution en Crimée.

Elle expliquait: 

«Ce qui s'est passé à Kiev était, avant tout, un coup d'Etat anti-constitutionnel et une saisie armée du pouvoir. J'en ai toujours eu la conviction, et c'est une opinion que je n'ai pas eu peur de clamer tout haut au bureau du procureur général ukrainien.»

Selon elle, les personnes occupant des postes pendant cette transition sont toutes illégitimes.

La vidéo dans laquelle elle tient ce discours, en conformité avec la ligne officielle russe, a fait son petit bonhomme de chemin sur les Internets, pour arriver jusqu'en Asie. Mais sans sous-titres. C'est son allure, son visage, qui font sensation.

«Un tweet japonais qui indique seulement "Voici la nouvelle ministre de la justice [sic] oh oh oh..." et assorti d'un lien vers sa conférence de presse a été retwitté près de dix mille fois», indique le site Kotaku. «Et depuis, sur le site d'art japonais Pixiv, il y a désormais du fan art focalisé sur Poklonskaya, venu du Japon mais aussi de Corée du Sud et de Chine», précise-t-il. 

Ce qui donne ça:

Par ASLE

 

Par J.M.

Par IK

Le site turc NationalTurk.com remarque que des photos assez sexy ont émergé des réseaux et les met en ligne:

Sur Reddit, des discussions animées ont pour objet son sex-appeal plutôt que sa vision de la géopolitique de la région:

Depuis le référendum, la Crimée est revenue dans le giron de Moscou, comme l'expliquait Daniel Vernet sur Slate récemment: 

«Quel que soit le nom qu’on lui donnera, annexion ou indépendance, la Russie a repris le contrôle de la Crimée. La péninsule, imprudemment “offerte” à l’Ukraine par Nikita Khrouchtchev en 1954, dépendait de Kiev depuis la dissolution de l’URSS en 1991. Les Russes considèrent qu’une “erreur historique” est ainsi réparée. De plus Vladimir Poutine tient ainsi une monnaie d’échange qui lui permettra de peser sur le gouvernement de Kiev et de maintenir l’Ukraine dans un état de “souveraineté limitée”.»

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