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MH370: la Thaïlande a mis plus de dix jours à fournir une information importante

Slate.com, mis à jour le 18.03.2014 à 18 h 56

Un membre de la Royal Malaysian Air Force cherche l'avion disparu, le 13 mars 2014. REUTERS/Samsul Said

Un membre de la Royal Malaysian Air Force cherche l'avion disparu, le 13 mars 2014. REUTERS/Samsul Said

La Thaïlande a déclaré ce mardi 18 mars que son radar militaire avait détecté un avion susceptible d'être le vol MH370 disparu, quelques minutes seulement après que les communications ont été éteintes il y a de cela dix jours.

On ne sait pas si l'avion repéré par le radar était en réalité un avion de ligne manquant à l'appel, mais l'enregistrement de son vol –à travers la péninsule malaisienne et au-dessus du détroit de Malacca– correspond bien à la théorie de travail aujourd'hui privilégiée, et à la première partie de la route déviée qu'aurait prise le 777.

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La nouvelle en elle-même n'influencera pas de façon déterminante les efforts de recherche actuels, mais elle souligne l'un des problèmes majeurs qui a empoisonné la recherche, à savoir l'incapacité de tous les pays impliqués dans l'effort de recherche de travailler main dans la main.

Les raisons données par la Thaïlande pour expliquer pourquoi elle avait attendu plus d'une semaine pour partager ces informations, par exemple, équivaut en gros à «personne ne nous a demandé spécifiquement les informations que personne ne savait en notre possession», pour résumer les propos d'Associated Press:

«Quand on leur a demandé pourquoi il avait fallu tant de temps de délivrer l'information, [un porte-parole de l'armée de l'air thaïlandaise, Montol Suchookorn] a répondu: "Parce que nous n'y avons pas fait attention. La Royal Thai Air Force ne s'intéresse qu'aux menaces faites à l'encontre de notre pays, ce qui ne nous apparaît pas comme tel, nous l'observons donc sans prendre de mesures."

Il a ajouté que l'avion n'a jamais pénétré l'espace aérien thaïlandais et que la demande d'informations initiale de la Malaisie, dans les tous premiers jours, n'était pas spécifique. "Quand ils ont une nouvelle fois demandé et qu'il n'y avait ni nouvelle information, ni nouvelle hypothèse du Premier ministre [malaisien] Najib Razak, nous avons une nouvelle fois regardé dans nos informations", a-t-il affirmé. "Il nous a fallu peu de temps pour résoudre le problème, même si des experts ont dû intervenir."»

Alors qu'ils ne devaient examiner que leurs propres radars, les officiels malaisiens ont de leur côté pris une semaine entière pour confirmer que l'avion avait probablement fait route vers le détroit de Malacca, un développement clé qui a radicalement changé les zones de recherche du sud de la Chine au Détroit et, depuis, jusqu'à l'océan Indien même, et au-delà.

Josh Voorhees.

Traduit par A.F.

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