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Avion disparu: l'incendie, la théorie la plus simple... et la plus plausible

Grégoire Fleurot, mis à jour le 18.03.2014 à 22 h 37

bridges/Pedro Moura Pinheiro via Flickr License CC BY-NC-SA 2.0

bridges/Pedro Moura Pinheiro via Flickr License CC BY-NC-SA 2.0

Depuis la disparition du vol MH730 de Malaysia Airlines, les théories les plus folles ont été évoquées par des personnes plus ou moins qualifiées sur le sujet: l'avion aurait été détourné par la Corée du Nord, par des terroristes voulant le réutiliser dans un attentat ultérieur, par des Ouighours, par le pilote fanatique, se serait caché derrière un autre Boeing pour échapper aux radars militaires ou aurait été happé par une faille spatiotemporelle à la Lost.

Au milieu de ces hypothèses aussi spectaculaires qu'improbables, un billet posté sur Google + par un ancien pilote de ligne canadien avec 20 ans d'expérience a été remarqué par le site Wired, qui a décidé de le reproduire.

L'hypothèse de Chris Goodfellow n'a pas vraiment de quoi alimenter le scénario d'un blockbuster hollywoodien, mais elle est très intéressante parce qu'elle est simple, et surtout plausible: l'avion a très bien pu être victime d'un incendie, d'une panne majeure du système ou d'un autre problème de ce type.

Cette piste colle en tous cas très bien avec le peu d'informations que l'on a. Elle explique pourquoi l'expérimenté capitaine a décidé changer de direction pour essayer de faire atterrir son avion sur l'aéroport adéquat le plus proche de sa position, celui de Pulau Langkawi, avec son énorme piste d'atterrissage:

«Nous autres les vieux pilotes avons toujours appris à toujours savoir où se trouvent les aéroports les plus proches lors d'un vol. [Nous les avons] toujours en tête. Toujours. Parce que si quelque chose se passe, vous ne voulez pas penser à ce que vous devez faire, vous devez déjà savoir ce que vous allez faire.»

Selon Goodfellow, ils ne sont jamais arrivés à destination. Les pilotes ont sans doute perdu connaissance à cause de la fumée tandis que l'avion a continué en pilote automatique jusqu'à ne plus avoir de carburant:

«Ce pilote a tout fait comme il le fallait. Il a été confronté à un évènement majeur à bord qui lui a fait prendre ce virage en direction de l'aéroport le plus proche [...] Un incendie à bord ne commande qu'une chose, de mettre l'appareil au sol aussi vite que possible. [...] Un pilote intelligent. Qui n'a simplement pas eu le temps.»

Goodfellow n'a «aucun doute» sur le fait que sa théorie soit la bonne, et il faut bien avouer que c'est la plus plausible qu'il nous ait été donnée de lire jusqu'à présent. L'ancien pilote l'a écrite vendredi 14 mars. 

Depuis, de nombreux internautes l'ont commentée. L'auteur a pour sa part posté ce mardi un nouveau commentaire sous son texte d'origine dans lequel il répond à certains questions autour de sa théorie, et écrit:

«Je ne voulais rien rajouter mais les nouvelles informations ne cessent de m'arriver, et elles ne font que confirmer mon avis que nous avons à faire à un incendie/un problème mécanique plutôt qu'à un détournement.»

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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