Monde

Ukraine: quelques phrases intellos pour faire croire que vous comprenez la crise

Temps de lecture : 2 min

L'Ukraine et la Crimée (en rouge), Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported

La crise qui se déroule aux portes de l’Europe occidentale est anxiogène: à tout moment, on peut vous solliciter dans le cadre d’une discussion géopolitique sur le conflit ukrainien, le rôle de la république autonome de Crimée et les ambitions expansionnistes russes.

Bref vous risquez de ne pas savoir quoi dire.

Freddy Gray sur The Spectator a pensé à vous et a rédigé les dix phrases à prononcer pour faire croire que vous maîtrisez le sujet. L’idée générale est de s’approprier quelques clés d’analyse tout en restant suffisant général et lointain pour ne pas trop vous mouiller. Exemples:

«C’est simpliste de penser en termes d’Est contre Ouest dans le monde multipolaire d’aujourd’hui.»

Plus vague encore, et donc plus déstabilisant pour vos interlocuteurs:

«Nous assistons ici au retour de la géographie.»

Pour bien montrer que vous êtes du genre à appréhender «the big picture», et pas seulement un conflit local, vous rajoutez alors:

«Sébastopol est d’une importance stratégique pour Poutine, en particulier à cause de la situation en cours en Syrie.»

Les comparaisons historiques sont à manier avec parcimonie, mais des parallèles avec Hitler et les Sudètes, l’Anschluss, Statine et les Tatars peuvent être tentés.

Enfin:

«Il convient de rester méfiant face au déchaînement de forces ethno-nationalistes.»

Comme le souligne l’auteur de l’article, c’est alors le moment de lâcher des généralisations racistes sans en avoir l’air sur l’âme slave par temps de tensions militaires.

Autres thèmes à aborder sans trop risquer d'être contredit: les complexités du marché énergétique russe ou les spécificités de la vision du monde orthodoxe.

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

Petit bonus: si comme Joshua Keating de Slate.com, vous établissez des liens entre la situation de la Crimée et les «conflits gelés» des anciennes républiques soviétiques, en citant la Transnitrie et le Haut-Karabagh, tout le monde se disputera votre compagnie érudite à la cantine.

Newsletters

En Géorgie, l'exil des Russes qui refusent de devenir des bourreaux

En Géorgie, l'exil des Russes qui refusent de devenir des bourreaux

La reine Elizabeth II, dernière icône de la monarchie britannique

La reine Elizabeth II, dernière icône de la monarchie britannique

Que ce soit au travers de billets ou d'œuvres d'art, il n'existe que très peu de visages aussi reconnaissables que le sien.

Si la Suède et la Finlande intègrent l'OTAN, la Russie devra lutter contre l'effet domino

Si la Suède et la Finlande intègrent l'OTAN, la Russie devra lutter contre l'effet domino

Après soixante-quinze ans de neutralité pour l'une et plus de deux cents ans pour l'autre, la Finlande et la Suède ont décidé de rejoindre l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord. Cette décision aura de vastes conséquences pour le continent européen.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio