Égalités / Monde

L'homophobie est inversement proportionnelle au progrès économique d'un pays

Temps de lecture : 2 min

Graphique établi par The Atlantic.
Graphique établi par The Atlantic.

A la suite de l'attention médiatique portée sur les Jeux de Sotchi et l'homophobie russe, le Pew Research center, au printemps dernier, avait mené une étude montrant que seuls 16% des Russes estiment que la société devrait accepter l'homosexualité.

«Alors que 60% des Américains, 80% des Canadiens et presque 90% des Allemands et des Espagnols ont déclaré que la société devrait accepter l'homosexualité», souligne The Atlantic, précisant que «les attitudes les moins tolérantes à l'égard des personnes gay et lesbiennes, selon l'étude du Pew ont été repérées dans les pays les moins développées, dans le Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et en Afrique».

Le site américain a décidé, grâce à ses chiffres, et avec une chercheuse de l'Institut Martin Prosperity, d'établir une carte. Elle met en lumière les connexions entre l'homophobie et le progrès économique et social, grâce à des chiffres de 2012 du Gallup’s World Poll, qui couvrent 140 pays. Voici la carte montrant la tolérance à l'homosexualité (plus c'est vert, plus la situation est acceptable pour les homosexuels):

«Il y a une corrélation statistique proche entre les attitudes tolérantes à l'égard des gays et lesbiennes et la production économique par personne, qui est la mesure basique de développement économique», conclut The Atlantic en montrant le graphique suivant, qui fait état de cette corrélation visuellement.

Newsletters

Comment filmer les féminicides?

Comment filmer les féminicides?

Entre «La Nuit du 12», «Les Nuits de Mashhad» et «Riposte féministe», tous trois présentés au Festival de Cannes, plusieurs visions et représentations de la violence sexiste s'opposent.

Les journalistes afghans se masquent en solidarité avec leurs consœurs

Les journalistes afghans se masquent en solidarité avec leurs consœurs

Les talibans exigent désormais que les journalistes femmes se dissimulent le visage.

Pour Libusha Reich Breder, l'après-Auschwitz était «encore pire»

Pour Libusha Reich Breder, l'après-Auschwitz était «encore pire»

Cette survivante qui figurait parmi les 999 premières déportées d'Auschwitz voulait «vivre 120 ans pour en parler le plus longtemps possible».

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio