Il y a un retour de hype pour le français dans les écoles de New York, et c'est grâce au gouvernement français

French homework/ Eefeewahfah via Flickr, CC Licence By

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A New York, apprendre le français devient très demandé, alors que cette langue pourrait apparaitre comme «anachronique», signale le New York Times, qui souligne que ce renouveau de popularité de la langue de Molière est à mettre en grande partie sur le compte des efforts du gouvernement français.

Dans les écoles publiques new-yorkaises, les programmes bilingues anglais-français sont en plein essor, et sont même les troisièmes plus enseignés après l’espagnol et le chinois.

Selon le quotidien américain, les ministères français des Affaires étrangères, de l’Education, le Sénat et l’Assemblée nationale ont soutenu financièrement les écoles de New York, en offrant des formations à de professeurs américains en France et en investissant directement dans certaines écoles. En tout, l'Etat Français a investit au moins «entre 100.000 et 200.000 dollars» selon Fabrice Jaumont, responsable des programmes éducatifs du service culturel français de New York.

Le gouvernement est même en train d'intensifier ses efforts en menant une campagne de levée de fonds auprès des entreprises et riches familles expatriées dont les enfants utilisent le programme bilingue. L'objectif de récolter 2,8 millions de dollars en cinq ans pour développer ces programmes dans d’autres écoles, de la maternelle à la terminale, et de les étendre dans des zones où les populations francophones sont de plus en plus importantes comem Brooklyn.

L'intérêt pour l'apprentissage du Français est perçu différement selon les pays et les villes à l'étranger. Un journaliste américain expliquait en 2012 pourquoi les anglophones devraient apprendre le français. Angela Merkel souhaiterait elle aussi voir plus d’Allemands apprendre le Français, alors que le nombre d’élèves allemands qui apprennent le français a beaucoup chuté ces dernières années. Au Luxembourg on se demande s’il ne serait pas plus judicieux de placer le français en première langue plutôt que l’allemand, pour «promouvoir les chances de réussite des enfants étrangers».

Les Britanniques, eux, semblent prendre la direction inverse. David Cameron a proposé que les élèves prennent des cours de chinois au détriment du français et de l’allemand. La Grande-Bretagne a d’ailleurs signé un accord avec la Chine pour envoyer le double d’assistants linguistiques d’ici 2016. 

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