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New York: du big data pour lutter contre les incendies

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 27.01.2014 à 15 h 31

Fire Department New York / Ernst Moeksis via Flick CC License By

Fire Department New York / Ernst Moeksis via Flick CC License By

Voici un exemple concret d’analyse des données urbaines au service d’une amélioration de la vie citadine. Sur le million d’immeubles que compte New York, environ 3.000 prennent feu chaque année. Le Wall Street Journal explique que depuis juillet 2013, les pompiers de la ville ont mis en place un algorithme qui analyse 60 facteurs de risque d’incendie.

La pauvreté du quartier, l’âge de l’immeuble, les problèmes causés par son installation électrique, la présence de systèmes d’extincteurs automatiques font partie des critères étudiés. Par ailleurs, un immeuble inoccupé ou non gardé voit le risque de prendre feu doubler.

Les 341 unités de pompiers de la ville doivent inspecter au total 50.000 immeubles par an. L’algorithme mis en place établit un score de risque pour 330.000 immeubles (les maisons ne sont pas inspectées), et fournit une feuille de route des priorités qui sert aux pompiers lors de leurs visites hebdomadaires, afin qu’elles ne soient plus effectuées au hasard.

Le Wall Street Journal identifie cependant un défi posé par cette utilisation croissante du «big data» pour prévenir des événements: de plus en plus, les municipalités «intelligentes» auront à défendre des bilans en matière de sécurité ou de qualité de vie, en commentant des baisses statistiques –de crimes, de délits, d'incendies, etc. Mais il sera difficile de prouver que ce sont les nouveaux outils utilisés qui ont évité la survenue de tels événements.

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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