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Les dessous de l'attaque d'un drone contre un convoi de mariés au Yémen

Raphaël Czarny, mis à jour le 21.01.2014 à 17 h 54

Un drone Predator de l'armée américaine en Californie le 6 février 2013. REUTERS

Un drone Predator de l'armée américaine en Californie le 6 février 2013. REUTERS

Vous vous souvenez sans doute de cette attaque de drone américain qui, le 12 décembre 2013, faisait 12 morts dans un convoi de mariés au Yémen, dans la province d’al-Baydeh.

Iona Craig, journaliste indépendante basée à Saana, la capitale de cet Etat à la croisée de l’Océan indien et de la mer rouge, revient pour Al-Jazeera sur cette attaque, la plus meurtrière enregistrée en nombre de vies civiles depuis que les drones sont apparus.

Elle décrit ainsi la manière dont l’attaque s’est déroulée, et dont les quatre missiles sont venus frapper le convoi; comment l’homme vraisemblablement visé par cette attaque, Nasr al-Hattam, l’un des hommes les plus recherchés du Yémen, y a échappé. Et montre la tension qui règne toujours dans cette province, au-dessus de laquelle les drones de Washington continuent de voler.

Elle raconte surtout comment cette attaque a remis en selle al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa), la branche yéménite d’al-Qaida, qui avait pris d’assaut le 5 décembre le ministère de la Défense à Sanaa, causant une cinquantaine de morts. Le 11 décembre, la vidéo d’un membre d’Aqpa s’attaquant à l’hôpital du ministère de la Défense était diffusée à la télévision yéménite. L’attaque américaine allait y faire d’autant plus écran que le 22 décembre, Aqpa s’excusait pour l’assaut sur l’hôpital, et désapprouvait l’action non-autorisée de son militant. Des excuses que les autorités américaines n’ont toujours pas formulées.

Raphaël Czarny
Raphaël Czarny (49 articles)
Journaliste
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