La France est le pays qui tolère le plus l'infidélité au monde

François Hollande et Valérie Trierweiler à Tulle en mai 2012, Regis Duvignau, Reuters.

François Hollande et Valérie Trierweiler à Tulle en mai 2012, Regis Duvignau, Reuters.

C'est un sondage international du très sérieux Pew Research Center qui le dit.

Depuis que Closer a dévoilé les photos de la liaison supposée entre François Hollande et l'actrice Julie Gayet, les Américains en profitent pour décortiquer les mœurs françaises, objets de nombreux fantasmes. Le thinktank Pew Research a publié un sondage effectué au printemps 2013 dans 39 pays sur la manière dont sont perçues les relations extraconjugales.

La France est le seul pays où moins de 50% pensent que l’infidélité n’est pas acceptable et 47% pensent que ce n’est pas un problème moral. 12% des sondés français pensent que c’est acceptable. «Il n’y a pratiquement pas de fossé entre les sexes à ce sujet», rajoute Pew research puisque 45% des hommes pensent que c’est acceptable, contre 50% des femmes.

La tolérance de la France sur la question est un cas bien isolé. Sur les 39 pays interrogés, 79% des habitants en moyenne considèrent l’infidélité comme inacceptable. Aux Etats-Unis, ils sont 84%.

Le site Quartz n’a pas pu s’empêcher de faire le rapprochement avec l’affaire DSK, une affaire qui avait déjà fait remonter à l’époque dans les médias anglophones les histoires sexuelles des chefs d’Etats français de Napoléon jusqu’à Sarkozy.

Quartz signale que sa liaison avec Julie Gayet n’a pas eu l’air de faire dégringoler la côte de popularité de François Hollande mais aurait plutôt provoqué la tendance inverse puisque les opinions positives s’élèvent à 26% pendant la première quinzaine de janvier, 2% de plus que pendant le mois de décembre (résultats d’un sondage publié par Le Nouvel Observateur).

Des résultats qui ne passent pas inaperçu du côté anglo-saxon. Bloomberg n'hésite pas à rappeller qu'aux Etats-Unis, l’affaire Monica Lewinsky a rendu Bill Clinton très impopulaire, même si les circonstances et le contexte étaient bien différents (le président Américain avait menti publiquement au sujet de sa liaison, ce qui n'est pas le cas de François Hollande).

Un Sondage Ifop, conduit les 10 et 11 janvier, a révélé que 77% des Français considèrent que cette affaire est privée et qu’elle ne concerne que le président. Ces 77%, Joshua Keating de Slate.com n’y croit pas. Le fait que la première question posée lors de la conférence de presse donnée par François Hollande concerne la première dame de France confirme selon lui la curiosité des Français à ce sujet.

Si les médias anglo-saxons se demandent à quel point la légendaire ouverture d'esprit des Français sur la question des relations extra-conjugales est une réalité, l'affaire est aussi pour eux l'occasion d'imaginer ce qu'aurait donné une situation comparable aux Etats-Unis. The Economist s’est ainsi pris au jeu en imaginant un scénario américain appliqué à la Maison-Blanche:

«Le dernier numéro du magazine People a révélé ce qui le Tout-Washington savait de toute façon: que Barack Obama a eu une liaison avec Jennifer Aniston

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