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Bill et Hillary Clinton tiennent la liste noire de leurs ennemis politiques

Temps de lecture : 2 min

Hillary Clinton à Moscou, le 13 octobre 2009/ REUTERS Pool
Hillary Clinton à Moscou, le 13 octobre 2009/ REUTERS Pool

Les époux Clinton gardent une liste de leurs ennemis et de leurs alliés –ceux qui, en 2008, ont choisi de soutenir le candidat aux primaires démocrate Barack Obama, et ceux qui sont restés du côté d'Hillary Clinton, l’épouse de l’ancien Président (1992-2000). C’est ce que raconte Jonathan Allen dans un article paru sur Politico, en prévision du livre qu’il publiera, le 11 février: HRC [Hillary Rodham Clinton]: State secrets and the rebirth of Hillary Clinton.

Dans cette liste noire, le personnel politique est classé selon une échelle de 1 à 7: 1 pour les alliés les plus sûrs, 7 pour les ennemis les plus acharnés.

Parmi les démocrates classés dans la catégorie 7, on retrouve son successeur au ministère des Affaires étrangères, John Kerry, qui déclarait, le 10 janvier 2008, alors que les primaires démocrates peinaient à départager Hillary Clinton et Barack Obama:

«Qui mieux que Barack Obama pourra apporter une nouvelle crédibilité au rôle des Etats-Unis dans le monde, et nous aider à restaurer notre autorité morale?»

On y trouve aussi la sénatrice Claire McCaskill, qui déclarait, en octobre 2006, à propos de Bill:

«Il a été un grand Président, mais je ne veux pas voir ma fille à côté de lui.»

McCaskill se confondit en excuses par la suite. Mais en janvier 2008, elle devenait la première sénatrice à soutenir Barack Obama. «La haine est un mot trop faible pour qualifier les sentiments qu’éprouve toujours le cercle resté fidèle à Hillary pour McCaskill», explique Jonathan Allen.

Pour le journaliste, si la constitution d’une liste noire est une pratique politicienne classique, sa pratique par les Clinton est spécifique.

«La différence est que les Clinton, à cause de leur popularité et des positions qu’ils ont occupées, ont plus de pouvoir pour récompenser et punir que n’importe qui d’autre dans la politique moderne.»

Il est vrai qu’outre la Fondation Clinton, l’ancien Président siège dans de nombreux conseils d’administration –ce qui avait posé la question des conflits d’intérêts lors de la nomination de son épouse comme ministre des Affaires étrangères. Quant à Hillary Clinton, l’hypothèse d’une candidature en 2016, pour succéder à Barack Obama, n’est pas à écarter.

Raphaël Czarny Journaliste

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