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Changement climatique: 1 chercheur n'y croit pas (et 9.136 pensent qu'il est réel)

NOAA's National Ocean Service / Flickr CC Licence By

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Les climatosceptiques sont en minorité au sein de la communauté scientifique. Et même en ultra-minorité. C’est ce que montre James Lawrence Powell dans un post publié sur son blog, et repris sur Desmogblog.com.

Le chercheur, ancien membre du comité national scientifique américain, et actuel directeur exécutif du Consortium national des sciences physiques, a parcouru 2.258 articles, écrits par 9.136 auteurs, et publiés dans des revues à comité de lecture entre le 12 novembre 2012 et le 31 décembre 2013.

Résultat, un seul auteur, publié dans la revue de l’Académie des Sciences russes, conteste l’existence d’un changement climatique provoqué par l’homme. Ce qui, en infographie, donne ça:

© James Powell

James Powell avait déjà réalisé une étude similaire sur les études publiées entre le 1er janvier 1991 et le 9 novembre 2012. Sur les 13.950 articles à ce sujet, seuls 24 s’opposaient à la théorie du changement climatique d’origine humaine, soit 0,17% des articles.

Phil Plait, de Slate.com, s'était penché sur une autre étude, signée par huit chercheurs, dont John Cook, professeur à l'Institut du changement climatique de l'Université du Queensland, en Australie. Une étude qui montrait le consensus sur le changement climatique. Il écrivait:

«Conclusion: la vaste majorité des scientifiques qui font des recherches climatologiques et publient leurs résultats dans des revues scientifiques professionnelles estiment que les humains provoquent le réchauffement climatique. Il n’y a fondamentalement pas de polémique parmi les vrais scientifiques du climat sur cette question.»

Pourtant, 35% des Français ne croient pas à l’origine humaine du changement climatique. Ce chiffre peut s'expliquer par la visibilité de certains de nos climatosceptiques –comme l'ancien ministre de l'Education nationale Claude Allègre. Comme l'explique Phil Plait:

«C'est parce que les climatosceptiques ont tendance à se retrouver dans les pages d’opinion et à la télévision plutôt que dans les revues scientifiques que l’opinion publique est parfois biaisée en leur faveur; les gens pensent que la controverse est plus importante qu’elle ne l’est vraiment.»

Pour estimer l’importance de ces articles dans le débat scientifique sur le changement climatique, James Powell avait également calculé que ces 24 articles contre la théorie de l’origine humaine avaient été cité 113 fois en 21 ans, soit une moyenne de 5 citations pour chacun; les articles en faveur de la théorie de l’origine humaine avaient été cités en moyenne 19 fois.

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