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Ma'lik Richmond, le violeur rattrapé par les réseaux sociaux, a été libéré

Temps de lecture : 2 min

Le père de Ma'lik Richmond lors du procès, le 17 mars 2013 à Steubenville. REUTERS/ Keith Srakocic/Pool.
Le père de Ma'lik Richmond lors du procès, le 17 mars 2013 à Steubenville. REUTERS/ Keith Srakocic/Pool.

Ma’lik Richmond, l’adolescent condamné, en mars 2013, à une peine minimum d’un an de prison pour le viol d’une jeune fille de 16 ans à Steubenville, dans l'Ohio, a été libéré dimanche 5 janvier. Les faits s’étaient déroulés en août 2012, à l’occasion d’une soirée. La victime avait été violée par deux joueurs de football américain, Ma’lik Richmond et Trent Mays. L’affaire avait pris une ampleur particulière en raison du rôle des réseaux sociaux: la victime, inconsciente, n’avait aucun souvenir des évènements, mais les photos et vidéos avaient apporté la preuve du crime.

Des images échangées entre les lycéens, et partagées sur Twitter ou Facebook. Des réseaux qui s’étaient d’ailleurs retournés contre les coupables, avec l’intervention d’une blogueuse, Alexandria Goddard, qui avait enregistré les preuves en ligne –comme le racontait le New York Times au moment du procès. Après l’arrestation des deux hommes, elle avait enquêté en ligne et découvert l’ampleur des faits.

«C’était incroyable, toutes ces choses qui étaient disponibles, et que tant de gens qui voyaient ce qu’ils se passaient en temps réel, et personne ne l’a arrêté.»

La victime était restée inconsciente pendant six heures.

Certains habitants de Steubenville avaient soutenu les criminels parce qu’ils étaient des joueurs de l’équipe locale de football, comme le racontait un long reportage du New York Times. Face à eux, des anonymes, comme cet homme qui «voulait voir les accusés aller en prison, mais insistaient pour rester anonyme, parce qu’il ne voulait pas voir sa maison être vandalisée». Après les jeunes criminels, c’est au tour des adultes d’être rattrapés par cette affaire. En novembre 2013, un grand jury a inculpé quatre personnes pour leur rôle dans l’affaire. Dont Michael McVey, le proviseur de l’école, pour obstruction et dissimulation de preuves.

Raphaël Czarny Journaliste

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