La carte pour comprendre la situation en Ukraine

Carte du Washington Post expliquant la situation en Ukraine

Carte du Washington Post expliquant la situation en Ukraine

L'Ukraine, où une vaste contestation populaire s'oppose au président Ianoukovitch qui souhaite orienter la politique ukrainienne vers la Russie plutôt que vers l'Europe, est dans une situation complexe, dans laquelle jouent de nombreux facteurs.

Le Washington Post en énumère quelques-uns: «L'histoire du pays comme composant malheureux de l'URSS, ses soucis économiques importants, un penchant culturel pour l'Ouest, un large mécontentement vis-à-vis de la corruption du gouvernement, deux décennies de politique divisée et l'impression que Ianoukovitch a cédé à Poutine.»

Mais la carte ci-dessous, explique le Washington Post, aide à comprendre beaucoup de choses. Elle montre les divisions ethniques et linguistiques:

Depuis son indépendance en 1991, le pays est divisé selon ces catégories ethno-linguistiques, et forge ses opinions politiques en fonction de ces divisions. Y compris sur rapprochement avec la Russie ou l'UE.

Sur Slate, Daniel Vernet vous expliquait récemment que déjà «cette division de l’Ukraine entre une partie occidentale, orientée vers la Pologne, de tradition catholique qui pratique la langue ukrainienne et une partie orientale peuplée de russophones, de religion orthodoxe, qui a vécu longtemps des mines et des grands combinats communistes (...) s’est manifestée dans les urnes après la “Révolution orange” de 2004, les pro-occidentaux et les pro-russes se sont succédé au pouvoir».

Le Washingront Post précise:

«Si l'on regarde les manifestations à Kiev, on a complètement l'impression que les Ukrainiens veulent voir leur pays intégrer l'Union européenne et se détourner de la Russie. Mais un sondage datant de novembre dernier reflétait des opinions légèrement différentes: 45% disaient vouloir un accord avec l'Union européenne, 14% qu'ils voulaient des accords commerciaux avec la Russie, et 41% qu'ils étaient indécis ou ne voulaient ni l'un ni l'autre.»

Le quotidien américain ajoute que les journalistes couvrant la situation se trouvent à Kiev, côté ukrainien niveau ethno-linguistique, où l'on est pro-UE. Mais le président Viktor Ianoukovitch à l'inverse, est originaire du côté russe du pays.