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L'espionnage de masse, susceptible d'être une «violation des droits de l'homme», selon un comité de l'ONU

Temps de lecture : 2 min

Le drapeau des Nations unies devant le siège de l'organisation à New York le 27 septembre 2013, REUTERS/Shannon Stapleton.
Le drapeau des Nations unies devant le siège de l'organisation à New York le 27 septembre 2013, REUTERS/Shannon Stapleton.

Après le flot continu de révélations sur le programme de surveillance de la NSA, un comité des Nations unies sur les droits de l'homme a fait passer une résolution autour du «droit à la vie privée à l'âge numérique» mardi 26 novembre. La résolution, portée par le Brésil et l'Allemagne, deux pays dont les dirigeants ont été espionnés par la NSA, déclare que «la surveillance et l'interception de données par les gouvernements et les entreprises "peut violer ou mettre à mal les droits de l'homme"», rapporte l'AFP.

La résolution était soutenue par les Etats-Unis après que «la formulation qui suggérait initialement que l'espionnage pouvait être une violation des droits de l'homme a été affaiblie», rapporte Reuters. Selon The Guardian, le principal sujet de dispute concernait «une formulation affirmant que les citoyens étrangers devraient avoir le même droit à la vie privée que les citoyens des pays qui opèrent de la surveillance de masse. La loi américaine actuelle garantit à ses citoyens bien plus de protection face aux opérations de la NSA qu'aux étrangers».

La résolution passera devant l'assemblée générale de l'ONU le mois prochain pour un vote, mais sera quoi qu'il arrive non-contraignante. Reuters souligne toutefois que «les résolutions de l'assemblée qui bénéficient d'un large soutien international peuvent avoir un poids moral et politique significatif».

Elliot Hannon

Traduit par G.F.

Slate.com

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