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Assassinat de JFK: la fausse note qui résonne encore

Maïlys Masimbert, mis à jour le 13.11.2013 à 16 h 02

Quand les Etats-Unis ont enterré John Fitzgerald Kennedy –on commémorera les 50 ans de sa mort le 22 novembre– les quatre jours de célébration se sont terminés par un morceau de clairon. Alors que le cercueil de JFK venait d'être placé dans la tombe, le sergent Keith Clark, qui jouait ce jour-là, a entamé sa partition et... a fait une fausse note. 

Lui, dont le Washington Post fait le portrait, c’était le meilleur musicien, celui qui jouait «pour toutes les cérémonies importantes», témoigne un ancien clairon de l’armée de l’air. Quand Clark a appris la mort de Kennedy, il s’est préparé, il est même allé se faire couper les cheveux. Et puis il a attendu qu’on l’appelle. Le coup de téléphone n’est venu qu’à 2h30 du matin, le jour même des funérailles. Les organisateurs avaient oublié de prévoir un clairon. 

La faute à «la pression, le froid et l’attente», Clark –qui «n’a jamais loupé une note» confie sa fille– en fera une ce jour-là et elle résonne encore aujourd’hui, même après sa mort en 2002. Il vivra cette expérience comme un échec.  

Pourtant, selon James Swanson, auteur américain dont le nouvel ouvrage, Ends of days, détaille l'assassinat de JFK, cette note brisée restera parmi «les sons et les images» les plus «mémorables» des funérailles. Il écrit: 

«Cette fausse note était en quelque sorte le symbole de ce que signifiait ce week-end pour le peuple américain. C’est comme un cri humain. C’est comme si le joueur de clairon pleurait... C’était une fin parfaite pour ces quatre jours.»

On vous laisse juger.

Maïlys Masimbert
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