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Des photos de poésie urbaine qui donnent le vertige

Slate.fr, mis à jour le 09.11.2013 à 11 h 03

Tom Ryaboi, série Rooftopping

Tom Ryaboi, série Rooftopping

Quand on a le vertige, ce genre de photos donne franchement envie de fermer son ordinateur et de reculer de trois mètres pour ne pas être happé par le vide:

Il y a bien sûr le vide et les effrayantes perspectives de clichés pris du haut de gratte-ciel, mais il y a surtout l’absence totale de crainte de la chute venant des sujets et du photographe qui appuie sur le bouton…

Le photographe Tom Ryaboi, de Toronto, délivre régulièrement dans sa série Rooftopping des photos à couper le souffle. On y voit des funambules sur la pointe des pieds d’un rebord de building à des centaines de mètres de hauteur, des acrobates qui s’élancent sur une poutre métallique, avec des skylines pleine de poésie urbaines…

Comme Ryaboi le racontait au site MyModernMet, «quand ont est assis sur le toit d’un building au mileu de la ville, tout ralentit, les bruits des rues embouteillées s’estompe, les vitesse des voitures et la taille des gens s’amenuisent… On ne voit plus que la beauté de la ville, les perspectives montant du sol vers le ciel, les ponts et les autoroutes et toutes les infrastructures qui donnent une cohérence à l’ensemble».

On dirait Jean-Paul Sartre découvrant New York et s'enflammant pour la ville «qui ne se révèle qu'à une certaine hauteur»:

«Mes regards ne s'attardent plus sur les façades, en quête d'une maison qui, par impossible, ne serait pas identique aux autres maisons. Ils filent tout de suite à l'horizon chercher les buildings perdus dans la brume, qui ne sont plus rien que des volumes, plus rien que l'encadrement austère du ciel. Quand on sait regarder les deux rangées d'immeubles qui, comme des falaises, bordent une grande artère, on est récompensé : leur mission s'achève là-bas, au bout de l'avenue, en de simples lignes harmonieuses, un lambeau de ciel flotte entre elles.

(...) Le ciel de New York est beau parce que les gratte- ciel le repoussent très loin au-dessus de nos têtes. Solitaire et pur comme une bête sauvage, il monte la garde et veille sur la cité. Et ce n’est pas seulement une protection locale : on sent qu'il s'étale au loin sur toute l'Amérique; c'est le ciel du monde entier.»

[Toutes les photos sur le site de Tom Ryaboi]

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