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Une ville près de Londres veut passer au mini-bus sans chauffeur

Maïlys Masimbert, mis à jour le 07.11.2013 à 11 h 26

Les capsules d’Heathrow. Moshrunners via WikimediaCommons

Les capsules d’Heathrow. Moshrunners via WikimediaCommons

On vous avait déjà parlé de la voiture sans conducteur de Google, la Google car. Le projet avait fait du bruit, mais on ne devrait pas voir des véhicules autonomes de sitôt dans nos villes. Et pourtant on s’en approche. La commune de Milton-Keynes, au nord de Londres, a décidé de mettre en place des minis «capsules» sans conducteur. Ces petites cabines qui avancent toutes seules relieront le centre de la ville avec les quartiers de bureaux et la gare explique Phys.org.

Le principe est simple. Ces véhicules, produits par l’entreprise Ultra Global selon le Huffington Post, ressemblent à des tranches de métro et fonctionnent avec un moteur électrique. Il se recharge lorsque la cabine s’arrête à une station pour laisser descendre et charger d’autres passagers. Ils ne sont pas sur rails, mais roulent sur la route, une sorte de petit sentier délimité par des rambardes qui servent à guider le véhicule.

Pour la conduite, tout est automatisé:

«Chaque “capsule” est conduite par un ordinateur indépendant présent à bord, mais les passagers peuvent prendre le contrôle du véhicule en cas de problème.»

Pas d’inquiétude à avoir donc pour la sécurité du dispositif, qui devrait comprendre une association de GPS, des capteurs et des caméras haute-définition pour circuler et éviter les piétons, explique The Independent.

Chaque cabine devrait pouvoir transporter «deux passagers, des sacs de courses et des bagages ou une poussette de bébé» précise Wired, à une vitesse de 12 miles par heure (un peu moins de 20 km/h). Les utilisateurs devront débourser 2 pounds (environ 2,40 euros) pour un trajet en capsule, qu’ils auront commandé au préalable via leur smartphone.

Selon la commune, la flotte de 100 petits véhicules devrait être en place en 2015 et être complètement opérationnelle en 2017. La ville prévoit un budget de 65 millions de pounds (environ 77 millions d’euros) sur les cinq prochaines années pour financer les capsules qui devraient remplacer son réseau de bus actuel par une solution «plus propre, plus silencieuse et moins chère», détaille Phys.org qui explique encore: 

«Milton Keynes a été choisie comme ville test à cause de sa proximité de Londres, de ses routes extraordinairement larges, et de sa volonté d'adopter la nouvelle technologie.»

Une initiative qui réjouit les élus, dont le préposé aux transports a déclaré à The Independent:

«C’est une superbe initiative et nous soutenons le projet autant que nous pouvons pour passer au-dessus des problèmes de régulation que nous pouvons rencontrer.»

L'idée n’est pas nouvelle. L’aéroport londonien d’Heathrow compte 21 capsules depuis 2011, qui permettent, via 4 km de piste, de relier les différents terminaux entre eux. On vous laisse découvrir par vous-même. 

Maïlys Masimbert
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