Tech & internetMonde

La Corée du Nord utilise les jeux vidéo pour tenter de pirater son voisin du sud

Laszlo Perelstein, mis à jour le 24.10.2013 à 11 h 48

Cyber café en Corée du Sud. Rob Fahey via Flickr CC License by.

Cyber café en Corée du Sud. Rob Fahey via Flickr CC License by.

Lorsque l’on télécharge des jeux gratuits sur Internet, il faut se montrer particulièrement prudent face aux risques de logiciels malveillants. Cette prudence est encore plus de mise en Corée du Sud. Les autorités ont ainsi récemment mis en garde les personnes jouant en ligne contre des programmes développés par la Corée du Nord et ayant pour but de lancer une cyber-attaque contre le Sud, rapporte le site local Arirang.

D’après l’agence de police nationale, ces logiciels malveillants sont capables de récupérer des données et adresses IP et de les transmettre. Les ordinateurs infectés peuvent ensuite être utilisés pour lancer des attaques de déni de service (Google en a récemment dressé la carte), dont le but est d’inonder des sites web de millions de requêtes afin de les rendre inaccessibles.

Le Washington Post rapporte que ce n’est pas la première fois que la Corée du Nord tente d’attaquer son voisin du sud. Déjà en juin dernier, la police de Corée du Sud avait découvert près de 100.000 ordinateurs infectés dans le but de lancer une cyber-attaque contre l’aéroport international d’Incheon, le dixième d’Asie en matière de trafic de passagers.

Interrogé par le site Voice of America News, Matthew Aid, analyste indépendant de l’espionnage, s’inquiète de «l’apparente» incapacité des anti-virus présents en Corée du Sud à détecter de tels logiciels malveillants:

«Je me demande comment cela est possible. Est-ce que les virus nord-coréens sont si sophistiqués, ou est-ce que la génération actuelle d’anti-virus commercialisés est à ce point à côté de la menace? La réponse pourrait être les deux, ce qui est réellement effrayant.»

En diffusant ses logiciels malveillants via des jeux vidéo en ligne gratuits, la Corée du Nord espère profiter de l’appétence de son voisin du sud pour ce genre de programmes. D’après le Samsung Research Institute, ce sont près de 17 millions de Sud-Coréens qui jouent régulièrement en ligne, soit un tiers de la population. Pyongyang nie toutefois toute implication dans ces attaques déjouées. 

Laszlo Perelstein
Laszlo Perelstein (83 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte