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Assassinat de JFK: rencontre avec Edward Jay Epstein, premier sur les théories du complot

Temps de lecture : 2 min

John F. Kennedy dans son cortège présidentiel à Dallas, Texas, le 22 novembre 1963. Victor Hugo King via Wikimedia Commons.

Avec le cinquantième anniversaire de la mort de JFK, assassiné à Dallas le 22 novembre 1963, une multitude de nouveaux livres sont publiés aux Etats-Unis et en France. L'un d'eux est écrit par Edward Jay Epstein, premier à avoir enquêté sur les explications officielles de l’assassinat. Il publie The JFK Assassination Diary: My Search for Answers to the Mystery of the Century (Le carnet de l’assassinat de JFK: ma quête de réponses au mystère du siècle) récit de ses apartés avec les membres de la Commission Warren.

Michael Wolff de USA Today l'a rencontré. Aujourd'hui, le journaliste, que le public français a (re)découvert avec l'affaire DSK (pour lui, l'ex-patron du FMI est victime d’un «complot» des services secrets français –même s'il n'écrit jamais directement le mot), est parfois contesté pour ses positions. Sur son site, on y observe un homme attiré par les «zones d’ombres» autour des grands scandales contemporains, frôlant parfois le «conspirationnisme». A propos du 11-Septembre, par exemple, il affirme qu’al-Qaida n’est pas l’unique auteur des attentats: «Tous les chemins ne mènent pas au même endroit.»

Il n'empêche, sur l'assassinat de John F. Kennedy, Michael Wolff le rappelle, Epstein est le premier à avoir enquêté. Avant la publication de son livre Le rapport Epstein (Inquest) en 1966, les médias nationaux n’avaient mené «aucune investigation exhaustive» sur les conclusions de la Commission Warren.

Voici ce que lui confie Epstein:

«Cet assassinat n’a pas changé l’histoire –Johnson n’a fait qu’exécuter les politiques de Kennedy– mais il a changé les médias. (…) Aucun des avocats et membres de la commission n’avaient signé d'accord de confidentialité, aussi incroyable que cela puisse paraître. Pourquoi les journalistes des grands médias n’ont pas interrogé ces sources? Cinquante ans après, je ne peux toujours pas répondre à cette question.»

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Les médias se sont mis à douter, pour le meilleur et pour le pire –les journaux nationaux se sont précipités sur la thèse de la Nouvelle Orléans jusqu’à son effondrement dans «l’ignominie et le déshonneur.» En démontant une à une les failles de la commission Warren, Inquest a ouvert grand la porte aux théories conspirationnistes, jusqu'aux plus absurdes. En quelque sorte, conclut Michael Wolff, il est l’homme qui a donné naissance au «business moderne du complot».

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