Monde

Quand Staline refusait 47 articles à Lenine pour la Pravda

Temps de lecture : 2 min

JoeStalin / Plismo via Wikimedia Commons
JoeStalin / Plismo via Wikimedia Commons

Avant de devenir Staline, Joseph Djougachvili a d'abord été un étudiant devenu révolutionnaire bolchévique en lisant les écrits de Vladimir Lenine. C'est ainsi qu'il a fait partie de l'équipe éditoriale du premier quotidien bolchévique, la Pravda.

Quel genre de rédac' chef était-il?

The Chronicle le résume ainsi:

«Lenine admirait les qualités d'édition de Djougachvili. Djougachvili admirait Lenine, et rejeta 47 articles qu'il avait proposé à la Pravda

En plus de rejeter près de 50 articles de Lenine de la Pravda, le journaliste Staline n'était pas celui que vous croyez: il enlevait les références idéologiques ou les diminuait, coupait les références à lui-même et à ses succès, et faisait même parfois preuve de flexibilité, changeant d'avis sur certains de ses choix, rapporte The Chronicle.

Il était connu pour se balader partout avec son stylo bleu de correcteur, s'en servant pour éditer les discours de haut responsable, approuver les caricatures faites par ses proches lors de réunions politiques, ou redessiner les frontières de la Pologne sur une carte...

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

Comme le rédacteur en chef de Slate, Staline savait que son pouvoir était plus fort que son pouvoir en tant qu'auteur. Pour l'historien de Stanford Norman Naimark, les corrections de Staline font autant partie du stalinisme que tous ses écrits ou ses propos. Autrement dit, souligne The Chronicle, «sous le stalinisme, n'importe qui pouvait écrire ou parler, mais comme Staline était le gardien suprême de la hiérarchie de la censure et du système du goulag, le pouvoir de corriger était le pouvoir tout court».

Newsletters

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 15 au 21 janvier 2022

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 15 au 21 janvier 2022

Guerre au Yémen, éruption volcanique aux îles Tonga, et famine en Afghanistan… La semaine du 15 au 21 janvier en images.

Pourquoi les savants se battent depuis des siècles sur l'origine du nom «Amérique»

Pourquoi les savants se battent depuis des siècles sur l'origine du nom «Amérique»

Depuis le dernier tiers du XIXᵉ siècle, certains auteurs cherchent à prouver que le pays ne doit pas son nom à l'explorateur florentin Amerigo Vespucci.

Mon Europe à moi: «À quand un Erasmus qui s'adresse vraiment à tous les jeunes?»

Mon Europe à moi: «À quand un Erasmus qui s'adresse vraiment à tous les jeunes?»

L'Union européenne s'est engagée sur un nouveau programme Eramus+ qui devrait s'ouvrir à de nouveaux publics.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio