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New York: une campagne pour dire aux petites filles qu'elles sont belles

Maïlys Masimbert, mis à jour le 02.10.2013 à 11 h 24

«Je suis une fille, je suis belle telle que je suis». Mario Rui via FlickrCC License by

«Je suis une fille, je suis belle telle que je suis». Mario Rui via FlickrCC License by

Michael Bloomberg, le maire de New York qui devra rendre les clefs de la ville le 1er janvier 2014, s'est déjà attaqué au tabac, à la grossesse des adolescentes, aux sodas ou aux ascenseurs. Pour finir son troisième et dernier mandat, Bloomberg a un nouveau but: aider les jeunes filles à retrouver l'estime de soi.

Le NYC Girls Project s’adresse aux petites filles de 7 ans à 12 ans, «qui courent le risque d’avoir une mauvaise image de leur corps», écrit le New York Times –comprendre: qui ont peur d’être obèses– ce qui peut les conduire à «des troubles du comportement alimentaire, l’alcoolisme, (…) au suicide, et au racket».

Cette campagne au budget de 330.000 dollars (223.000 euros) sera largement relayée dans toute la ville. Samantha Levine, la directrice du NYC Girls Project, détaille pour CBS:

«Une campagne de sensibilisation avec des affiches sur les bus, les métros et aux différents arrêts (…). Nous avons aussi un programme pour restaurer l’estime de soi des petites filles qui aura lieu après les cours dans 75 écoles.»

Les jeunes ados photographiées sont les enfants des fonctionnaires de la ville et leur portrait est accompagné du même slogan:

«I’m a girl. I’m beautiful the way I am.» (Je suis une fille je suis belle comme je suis.)

Une des affiches de la campagne. NYC Girls Project

L’idée de la campagne, explique Samantha Levine au New York Mag, aurait été inspirée par une petite phrase d’une éditorialiste qui avait déclaré:

«Un des échecs du féminisme vient du fait que les femmes sont toujours préoccupées par ce à quoi ressemble leurs fesses dans un jean.»

Elles voudraient que leur derrière soit celui des mannequins super maigres des publicités. Et plutôt que s’attaquer «à la représentation inatteignable de la beauté féminine dans les médias populaires», on travaille de l’autre côté de la chaîne: en s'adressant aux petites filles complexées.

Quant aux petits garçons, ils sont laissés de côté, remarque le Wall Street Journal, qui tente de trouver, avec ironie, une explication plausible à ce choix:

«Après tout, les femmes sont constamment placées derrière des hommes dont l'amour propre atteint des sommets. (…) C’est vrai que certains d’entre eux ont une super haute estime d’eux-mêmes. Les femmes ne remarquent pas les autres.»

Maïlys Masimbert
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