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Un météorologue lit le rapport du Giec, pleure et décide de ne plus jamais prendre l'avion

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 01.10.2013 à 10 h 22

Airplane / andrewmalone via Flikcr CC, License by

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Nous vous avons parlé de la publication, le 27 septembre, du 5e rapport du Giec. Le groupe d’experts sur le climat a confirmé ses précédentes conclusions: oui, le réchauffement climatique est bien lié aux émissions de CO2, donc à l’activité humaine.

Ce rapport a notamment été lu par Eric Holthaus, météorologue qui couvrait les questions climatiques pour le Wall Street Journal, alors qu’il était dans un avion. Et là, il s’est passé quelque chose d’incroyable: Holthaus s’est mis à pleurer. Et à le tweeter, parce que faut pas non plus garder tout ça pour soi…

Dans le tweet qui a suivi cette poignante révélation, le météorologue a rapidement repris ses esprits et a déclaré qu’il prendrait dès à présent des mesures personnelles pour endiguer le réchauffement: il ne prendra plus jamais l’avion.

Il s’est rendu compte, écrit le site Salon qui l’a contacté, que «son mode de vie actuel n’était plus durable, ou raisonnable». Il a également réalisé que les solutions de géoingénierie, la science qui se propose de contrecarrer le réchauffement par une intervention technique —et donc, encore une fois, humaine— sont irréalistes.

«En tant que personne qui s’intéresse à ce problème et qui écrit dessus dans le cadre de son travail, a expliqué Holthaus à Salon, si je ne fais pas quelque chose que recommande le Giec, pourquoi quelqu’un d’autre le ferait?»

En vert, la réduction d'émission de CO2 obtenue, selon Eric Holthaus, grâce à sa décision de ne plus prendre l'avion.

Paradoxalement, l’histoire d'Eric Holthaus est un bon argument pour les climatosceptiques, qui se moquent déjà du fait qu’il a affirmé ne pas avoir d’enfant pour limiter son empreinte carbone, et qu’il envisage de faire une vasectomie.

Le site Investors se plaint ainsi du fait que «les alarmistes du réchauffement climatique ont créé un climat de folie» et se moque de Holthaus, «qui pleure comme une écolière». Le site prend pour preuve de la folie ambiante l'histoire d'un Australien de 17 ans qui refusait de boire par peur de déclencher une sécheresse qui tuerait des millions de personnes! Les unités de psychiatrie australiennes auraient même reçu plusieurs patients souffrant de psychoses ou d’anxiété liées au changement climatique, poursuit le site.

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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