MondeC'est dans l'actu

La «Veuve blanche» est recherchée par Interpol, mais pas (encore) pour l'attaque de Nairobi

Grégoire Fleurot, mis à jour le 27.09.2013 à 10 h 06

Photos diffusées par Interpol

Photos diffusées par Interpol

Interpol a émis jeudi 26 septembre une notice rouge à l’encontre de Samantha Lewthwaite, la Britannique de 29 ans surnommée la «veuve blanche», à la demande du Kenya. Le timing de cette requête, ainsi que le pays qui l’a formulée, alimente les rumeurs sur la participation active de Lewthwaite au récent attentat contre un centre commercial huppé de Nairobi.

Beaucoup de médias n’hésitent pas à lier les deux événements, rajoutant à la confusion.

Pourtant, les autorités n’ont toujours pas donné la moindre indication concrète montrant qu’elles pensent que Lewthwaite était impliquée dans l’attaque qui a fait des dizaines de morts. Associated Press écrit:

«Lewthwaite, mère musulmane de 29 ans dont le premier mari était un des kamikazes des attaques sur le système de transport de Londres de 2005 qui avaient tué 52 personnes, est recherchée par les autorités kenyanes pour son implication soupçonnée dans un plan d’attaque à la bombe contre des complexes hôteliers dans le pays […]. La notice d’Interpol ne mentionne pas Westgate […] et affirme que Lewthwaite est recherchée pour possession d’explosifs et conspiration de commettre un crime en décembre 2011.»

Lewthwaite est en cavale depuis qu’elle a été liée au projet d’attentat contre des hôtels de Mombasa, la deuxième ville du pays et importante destination touristique sur la côte du pays. Le mythe autour de sa personne n’a fait qu’augmenter depuis, malgré le fait qu’il n’y a que très peu de preuves de son implication dans les attaques qui ont lieu sur cette période et auxquelles des rumeurs l’associent, comme celle de Nairobi.

Bien sûr, les autorités pourraient dans le futur la mettre en cause dans l’attaque de Nairobi, mais pour l’instant les rumeurs de son implication se basent sur un témoignage oculaire plutôt léger. En revanche, dans le cas du projet d’attaques à Mombasa, son dossier est bien plus épais.

La police kenyane découvert le plan quand ils ont perquisitionné un appartement de Mombasa où ils ont trouvé du matériel de fabrication de bombe identique à ceux utilisés lors des attentats de Londres. Ils ont découvert plus tard que l’appartement, ainsi qu’un autre contenant des armes, des munitions et du liquide, avait été loué par Lewthwaite, et ont arrêté un homme qui a avoué avoir agi sous ses ordres.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte