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Ivre, un sénateur américain perd un bras de fer contre Poutine

Caroline Piquet, mis à jour le 16.09.2013 à 11 h 52

Vladimir Poutine en plein bras de fer lors d'une visite du camp d'été de jeunesse du  groupe pro-Kremlin Nashi, au lac Seliger, à 400 km au nord de Moscou, le 1er août 2011. REUTERS/Yana Lapikova

Vladimir Poutine en plein bras de fer lors d'une visite du camp d'été de jeunesse du groupe pro-Kremlin Nashi, au lac Seliger, à 400 km au nord de Moscou, le 1er août 2011. REUTERS/Yana Lapikova

Un sénateur républicain américain a jeté un tout nouvel éclairage sur Vladimir Poutine dans une interview pour la radio locale californienne KPCC le 12 septembre: «Ses muscles sont incroyables.»

En pleine polémique outre-Atlantique après la publication d’une tribune du président russe dans les colonnes du New York Times, le sénateur républicain Dana Rohrabacher fait cet aveu courageux: oui il connaît Poutine, qu’il a rencontré dans les années 1990, et oui, il s’est fait battre dans un bras de fer dans un soir d’ivresse dans un pub de Washington.

«Nous en sommes arrivés à un match de bras de fer, et j’ai fini par affronter Poutine. C’est un petit gars, mais ce petit gars m’a mis à terre en une milliseconde. Il était juste, WOW! Ses muscles étaient tout simplement in-cro-yables.»

A l’époque, ce bogosse de Vladimir Poutine était le maire adjoint de Saint-Pétersbourg. Il s’était rendu en délégation à Washington et avait été invité par Rohrabacher à une partie de football américain, en compagnie d’un chef de cabinet de l’ex-vice président Dick Cheney (dans l’administration George W. Bush) et de «quelques amis de droite », a assuré le sénateur de Californie.

«Nous avons tous fini dans un pub irlandais, et je crois que nous avions un peu trop bu, mais on a commencé à se disputer autour de qui avait gagné la guerre froide… et nous avons décidé de régler cela entre hommes, comme le font les hommes qui ont trop bu dans un pub.»

Cette attitude de bad boy de Vladimir Poutine, a-t-il plaidé, «n’est pas une raison pour ne pas essayer de travailler avec lui» pour trouver une solution diplomatique à la question syrienne. Dans une tribune publiée dans le New York Times, mercredi 11 septembre, le président russe s’est adressé directement au «peuple américain et à ses dirigeants politiques» pour mettre en garde les Etats-Unis au sujet d’un éventuel recours à la force. Il y renouvelle ses accusations contre les rebelles syriens, à qui il impute l’attaque chimique du 21 août dernier dans le but de provoquer une «intervention» américaine. La publication de cette tribune a provoqué l’émoi outre-Atlantique, à tel point que la médiatrice du New York Times, Margaret Sullivan, a publié le lendemain un texte dans lequel elle explique le choix éditorial du quotidien.

Caroline Piquet
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