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La CIA livre enfin aux rebelles syriens les armes promises par Washington

Grégoire Fleurot, mis à jour le 12.09.2013 à 11 h 34

Un membre de l'Armée syrienne libre à Alep le 7 août 2012, REUTERS/Goran Tomasevic

Un membre de l'Armée syrienne libre à Alep le 7 août 2012, REUTERS/Goran Tomasevic

Alors que la possibilité d’une frappe aérienne américaine contre le régime de Bachar el-Assad s’est considérablement éloignée au cours des derniers jours, les Etats-Unis ont dans le même temps augmenté de manière importante leur implication dans le conflit syrien. Le Washington Post révèle que la CIA a commencé au cours des deux dernières semaines à livrer les armes promises aux rebelles il y a plusieurs mois par l’administration, en parallèle à des livraisons de véhicules et de matériel effectuées par le département d’Etat. Le quotidien écrit:

«Bien que l’administration Obama ait fait part il y a plusieurs mois de son intention d’augmenter l’aide aux rebelles syriens, les efforts ont pris du temps à cause de la difficulté logistique de livrer du matériel dans une zone de guerre et des craintes des responsables que l’aide ne tombe aux mains des djihadistes.»

En octobre 2012, le New York Times publiait ainsi les conclusions d’un rapport confidentiel affirmant qu’une bonne partie des armes envoyées par les Etats-Unis aux rebelles syriens finit entre les mains de djihadistes islamistes, et écrivait:

«Cette conclusion, connue du président Obama et d’autres responsables de haut rang grâce à des évaluations confidentielles du conflit syrien qui a désormais fait plus de 25.000 victimes, pose la question de savoir si la stratégie d’intervention minimale et indirecte de la Maison Blanche dans le conflit syrien atteint son objectif, qui est d’aider l’opposition, qui se réclame de la démocratie, à renverser un gouvernement oppressif, ou si elle sème les graines de futures insurrections hostiles aux Etats-Unis.»

La livraison d’armes aux rebelles a fait l’objet d’intenses débats dans les pays occidentaux. Sous l’impulsion de la France et du Royaume-Uni, l’Union européenne a décidé en mai dernier une levée conditionnelle de l'embargo sur les armes à destination de l'opposition syrienne, décision qui avait également entraîné des craintes sur le risque de prolifération.

Grégoire Fleurot
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Journaliste
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