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Quand «World Trade Center» ne coûtait que 10 dollars

Temps de lecture : 2 min

World Trade Center Memorial . Randi Deuro via FlickrCC License by
World Trade Center Memorial . Randi Deuro via FlickrCC License by

C’était en 1986. Un Américain, qui a eu le nez creux, a sans doute fait la plus belle affaire de sa vie en achetant les droits d’utilisation du nom «World Trade Center» pour la modique somme de 10 dollars (soit environ 7,50 euros).

Vendu par la Port Authority of New York and New Jersey –qui a développé le célèbre quartier d’affaires de New York- l’appellation a depuis rapporté des millions à son acheteur Guy Tozzoli, décédé l’année dernière, raconte Quartz. La World Trace Center Association (WTCA), créée par l’heureux propriétaire, fait payer cher le droit d’utiliser son nom. Les tarifs: 200.000$ de frais d’inscription plus 10.000$ de cotisation annuelle.

Le réseau de World Trade Centers est composé de 322 entreprises privées et publiques à travers le monde (dont 12 en France métropolitaine). Ironie du sort, la Port Authority qui a vendu le nom à WTCA fait aussi partie de ces abonnés «qui payent chaque année pour le privilège d’utiliser les mots World Trade Center» remarque le site NorthJersey.com.

Il faut dire que le nom est vendeur, et que sa reconnaissance à travers le monde n’a cessé d’augmenter depuis les attaques du 11-Septembre comme l’explique l’association dans une vidéo promotionnelle. Si les membres du réseau WTCA bénéficient d’avantage comme des informations sur l’état du marché dans leurs régions respectives, des contacts pour conclure des affaires, des services d’aides pour leur business etc… le plus intéressant de tous est sans doute l'appellation en elle-même.

«De mon point de vue, le droit d’utiliser un nom qui est présent dans la sphère publique depuis 40 ans représente une très bonne affaire en soit» explique Scott Richie, conseiller général de WTCA.

Grâce à cela, l’association à but non lucratif a présenté un chiffre d’affaires de 6,9 millions de dollars en 2011, permettant à WTCA de verser une indemnité de 1,7 million de dollars à son fondateur Tozzoli pour la période 2009-2011, à ajouter aux 113.000 dollars de revenus annuels qu’il percevait déjà.

Et malgré ces chiffres mirobolants, un représentant de l’association persiste, «l’organisation n’est pas là pour gagner de l’argent mais plutôt pour poursuivre des objectifs louables» rapporte encore le NorthJersey.com, qui précise: «L’association a utilisé le nom sur une quantité de produits comme des cartes de vœux, des stylos ou des lunettes.»

Maïlys Masimbert

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