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Attaques chimiques en Syrie: Human Rights Watch accuse à son tour le régime d'Assad

Grégoire Fleurot, mis à jour le 10.09.2013 à 12 h 42

Capture d'écran du rapport

Capture d'écran du rapport

Après les services de renseignement britanniques, américains et français, c’est aujourd’hui au tour de Human Rights Watch (HRW) d’accuser le régime de Bachar el-Assad d’être responsable des attaques chimiques qui ont eu lieu dans la banlieue de Damas le 21 août dernier. L’ONG de défense des droits de l’homme écrit, dans les conclusions du rapport qu’elle publie ce mardi 10 septembre:

«Selon notre enquête, les attaques du 21 août étaient probablement des attaques chimiques. […] Les preuves concernant le type de roquettes et les lanceurs utilisés dans ces attaques suggèrent fortement que ce sont des systèmes d’armement dont on sait qu’ils sont en possession et utilisés par les forces armées du gouvernement syrien.»

Le rapport précise que l’ONG, n’ayant pas eu un accès direct aux lieux des attaques, se base sur des interviews avec des témoins et des docteurs locaux, ainsi que sur une source ayant photographié et mesuré les débris d'obus sur place et les analyses d’experts en armes chimiques. Il n’apporte au final que peu d’éléments nouveaux, notamment par rapport à la synthèse nationale de renseignement déclassifié publiée par les services français début septembre.

Celle-ci se basait sur des «sources propres françaises» et sur «l’analyse technique approfondie des sources ouvertes réalisée par nos services», et concluait que «l’opposition syrienne n’a pas les capacités de conduire une opération d’une telle ampleur avec des agents chimiques».

Mais contrairement aux conclusions des services secrets mentionnés plus haut, qui appartiennent tous à des pays voulant ou ayant voulu convaincre de la nécessité de frappes punitives contre Damas, celles de l’ONG peuvent difficilement être critiquées pour leur éventuelle partialité. De plus, HRW a de l’expérience en la matière, ayant déjà publié un rapport très complet sur les attaques chimiques menées par Saddam Hussein contre les kurdes irakiens dans les années 1990, ou encore un autre sur l’usage systématique de la torture pratiquée par les services de renseignement syriens depuis mars 2011.

Grégoire Fleurot
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