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Les candidats à la mairie de New York débattent... des chatons dans le métro

Temps de lecture : 2 min

Un chaton dans le métro de New York, le 29 août 2013 (Metropolitan Transport Authority).
Un chaton dans le métro de New York, le 29 août 2013 (Metropolitan Transport Authority).

Qui a dit qu'il n'y avait plus de vrais débats en politique? Quelques jours après qu'une poignée de chatons aient été aperçus se baladant sur les rails dans le métro de New York, causant une interruption de service sur deux lignes pendant une heure et demie avant d'être retrouvés, le New York Magazine a demandé aux candidats aux primaires municipales new-yorkaises s'ils pensaient qu'il fallait arrêter le trafic pour les sauver. Florilège des réponses:

Joe Lhota, le favori à l'investiture républicaine (et ancien président de la régie des transports de la ville) a fait savoir par son porte-parole qu'il n'aurait pas arrêté les trains. John Catsimatidis, son principal rival, a rappelé que son nom contenait les lettres «cats» et s'est défini comme un «amoureux des animaux». Mais il a estimé que la décision appartenait aux forces de police sur place, pas au maire. George McDonald, un autre candidat républicain, a lui affirmé qu'il fallait garder des chats vivants dans le métro pour... réguler la population des rats.

Du côté démocrate, Bill Thompson a déclaré qu'il «travaillerait à protéger» les chatons dans ce genre de situation, tandis qu'une porte-parole de Christine Quinn a expliqué qu'elle «aurait fait arrêter le train pour les chatons».

La meilleure réponse, enfin, est à mettre au crédit de la porte-parole d'Anthony Weiner, surtout connu chez nous pour ses histoires de sexting: «Si Anthony est élu maire, il ne fera pas seulement arrêter les trains pour protéger des chatons, il rampera personnellement sur les rails pour cela» (jeu de mot sur l'expression américaine third rail, qui désigne un sujet polémique en politique, les chatons par exemple).

L'évènement a bien sûr fait la une de la presse locale (vous noterez la finesse du jeu de mots sur «pussies»).

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Dans les deux camps, la primaire a lieu le 10 septembre. Côté démocrate, le favori est Bill de Blasio, à qui un récent sondage donnait environ quinze points d'avance sur Bill Thompson et Christine Quinn et près de trente sur Weiner. Côté républicain, Joe Lhota a environ dix points d'avance sur John Catsimatidis et vingt sur George McDonald. L'élection elle-même est prévue le 5 novembre, et les démocrates partent grands favoris cette année, comme l'explique l'Associated Press.

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