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Martin Luther King a improvisé «I have a dream» dans son discours de Washington

Slate.fr, mis à jour le 01.10.2013 à 12 h 01

Mémorial Martin Luther King Jr. à Washington, REUTERS/Larry Downing

Mémorial Martin Luther King Jr. à Washington, REUTERS/Larry Downing

Alors que l’on célèbre aujourd’hui son cinquantième anniversaire, le discours prononcé devant 250.000 personnes face au mémorial d’Abraham Lincoln à Washington par Martin Luther King, le 28 août 1963, est aujourd’hui l’un des plus célèbres discours politiques de l’histoire contemporaine.

Mais, dans une interview publiée ce lundi 26 août par Reuters, Clarence Jones, qui était l’avocat, le confident et la plume de King, raconte que l’expression la plus célèbre de son discours, «I have a dream» («Je fais un rêve» en français), ne figurait pas dans le texte qu’il avait préparé ce jour-là.

Le pasteur afro-américain avait préparé son texte en mélangeant des paragraphes écrits par Jones et par ses soins, mais à commencé à improviser quand Mahalia Jackson, une chanteuse de gospel qui avait chanté avant son discours, lui a lancé «Parle leur de ton rêve!».

Reuters raconte la suite:

«Jones dit qu’il n’a pas pu voir Jackson parce qu’elle était assise en-dessous de là où il était, mais qu’il a entendu sa voix. Il a également vu King, qui lisait jusque là le texte devant lui, lever les yeux. King a hoché la tête en direction de là où Jackson était assise, raconte Jones, ajoutant qu’il a vu King prendre les pages de son discours et les mettre de côté. […] A partir de ce moment, la cadence de King a changé alors que ses phrases et ses idées se nourrissaient les unes des autres pour atteindre de puissants crescendos.»

Dans le New York Times, Drew Hanson, auteur d’un livre sur le fameux discours, écrit que King avait sans doute pensé à inclure le refrain du rêve dans son discours de Washington, mais ne l’avait finalement pas fait, pensant qu’il n’allait pas avoir le temps de l’utiliser. Il avait déjà testé la figure de style à plusieurs reprises au cours de l’année, notamment à Detroit, où il avait électrifié son public en déclarant:

«J’ai rêvé cet après-midi qu’un jour, ici-même à Detroit, les négros [«Negroes» en anglais] pourront acheter une maison ou louer une maison où que leur argent leur permette, et qu'ils pourront avoir du travail.»

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