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Ibrahim Hassan al-Asiri, créateur de bombes indétectables, terroriste le plus dangereux au monde

Margaux Leridon, mis à jour le 07.08.2013 à 15 h 03

Ibrahim Hassan al-Asiri, 2010, Ministère de l'Intérieur d'Arabie Saoudite/REUTERS.

Ibrahim Hassan al-Asiri, 2010, Ministère de l'Intérieur d'Arabie Saoudite/REUTERS.

C’est le terroriste le plus dangereux du monde, selon Time Magazine. D’après The Atlantic, il est l’une des principales causes de l’agitation contre-terroriste de ces derniers jours. Ibrahim Hassan al Asiri est l’homme qui, à en croire les service de renseignement américains, a mis au point une technique chirurgicale lui permettant d’implanter une bombe dépourvue de métal dans le corps d’un kamikaze. Une bombe parfaitement indétectable donc, produite par ce Saoudien d’une trentaine d’années. Ancien étudiant en chimie, il est le fabricant d’explosifs en chef de la branche d’al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA).

La bombe retrouvée dans les sous-vêtements d’Umar Farouk Abdulmutallab lors de l’attentat avorté le jour de Noël 2009? Ce serait lui. La bombe embarquée dans une cartouche d’encre d’imprimante dissimulée sur un avion cargo à destination des Etats-Unis? Encore lui. Celle de l’attentat raté contre un avion révélé par Associated Press en mai 2012? Toujours lui.

Selon John Pistole, responsable de la sécurité des transports américains cité par les Echos, Ibrahim Hassan al Asiri aurait, lors de cette dernière tentative connue, utilisé un type d’explosifs que les Etats-Unis n’avaient jamais vu auparavant. L’administration américaine s’inquiéterait à l’idée qu’il ait pu former des élèves, rapporte le quotidien économique.

Les bombes indétectables mises au point par al Asiri rendraient obsolète une partie des dispositifs de sécurité en place aux Etats-Unis. C’est pour contrer sa bombe cachée dans des sous-vêtements que les fameux scanners «déshabilleurs», aujourd’hui retirés des aéroports américains, avaient été mis en place.  

Maintenant que toutes les figures historiques d’al Qaida sont mortes, emprisonnées ou en cavale, le réseau s’est divisé en plusieurs cellules locales disséminées dans le monde entier, ce qui ne facilite pas la lutte contre le terrorisme. Comme l’explique Time Magazine, viser des groupes locaux pourrait permettre de désamorcer une cellule ambitieuse avant qu’elle ne devienne suffisamment importante pour menacer les Etats-Unis, mais cela peut aussi conduire des terroristes à se mobiliser contre les Américains, plutôt que contre leurs ennemis locaux. Pourtant, au sujet d’al Asiri, point d’hésitation. D’après un responsable américain cité par l’hebdomadaire, «il est au sommet de toutes les listes».     

Margaux Leridon
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