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Bobby Tufts, 4 ans, maire de Dorset (Minnesota): il y a des cas encore plus bizarres

Anaïs Bordages, mis à jour le 06.08.2013 à 12 h 15

Capture d'écran du reportage d'Associated Press

Capture d'écran du reportage d'Associated Press

Bobby Tufts a 4 ans, il aime la pêche et sucer son pouce. Il est aussi le maire le plus jeune du monde, fraîchement réélu lundi par la ville de Dorset, dans le Minnesota. Tous les ans, cette petite commune de 22 habitants élit son représentant lors d’une fête de village: c’est la deuxième fois que son choix se porte sur Bobby.

Etonnant? Cela montre surtout que l'élection de Dorset est la moins démocratique des Etats-Unis, relève le New York Mag.

La ville n’ayant pas de gouvernement officiel, elle s’affranchit des règles les plus élémentaires de la démocratie: à Dorset, chaque habitant peut voter autant de fois qu’il le veut pour son candidat préféré, à raison d’un dollar par vote. Quant au décompte des voix, il n’a même pas lieu, puisqu’un homme choisi au hasard dans la foule est chargé de tirer au sort le nom du vainqueur –après s’être fait bander les yeux, quand même.

Malgré son jeune âge, Bobby a déjà tout d'un vrai politicien: dans cette vidéo, tournée par Associated Press peu de temps avant sa réélection, on le voit serrer des mains comme un pro (et s'étaler de la glace au chocolat sur le front).

Bobby a aussi un programme solide: pour son deuxième mandat, le garçon a promis de réunir des fonds pour l’oeuvre caritative de Ronald McDonald, et d’offrir à Dorset un nouveau panneau de bienvenue. Espérons que cet emploi du temps chargé lui permettra malgré tout de faire la sieste.

Dorset mérite sans doute le titre de ville la moins démocratique du monde, mais au moins, son maire est un être humain. En Alaska, par exemple, le maire de la ville de Talkeetna est un chat, en poste depuis une quinzaine d’années. On vous rassure, là aussi, le titre est simplement honorifique, puisque la ville n’a pas de véritable gouvernement. Pourtant, Stubbs (c’est son nom) est très populaire parmi ses électeurs: «Au moins il n’augmente pas nos impôts», avait ainsi confié Lauri Stec, la maîtresse du chat, à CNN l’année dernière.

Devenir maire, c’était aussi un peu le rêve de Morris, un chat mexicain candidat aux élections municipales de Xalapa. Son slogan:

«Vous en avez marre de voter pour des rats? Votez pour un chat.»

Finalement, le félin est arrivé quatrième dans la course aux municipales.

Ce qui est sûr, c’est que ce genre de politique ne doit pas plaire à Stéphane Gendron, maire de Huntingdon au Québec. En juillet, ce dernier s’est en effet exprimé sur son amour pour le massacre des chats: «Lorsque je vois un chat dans la rue, j’accélère pour être sûr de ne pas le manquer», avait-il déclaré dans son émission de radio. Alors, que préférez-vous avoir pour maire? Un fumeur de crack, un tueur de chatons, un animal ou un môme?

Anaïs Bordages
Anaïs Bordages (105 articles)
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