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Le réchauffement climatique pourrait favoriser les maladies infectieuses

Florian Reynaud, mis à jour le 05.08.2013 à 12 h 44

Syringe/ Andres Rueda via IpernityCC License by

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Le réchauffement climatique peut avoir (et a déjà) de multiples conséquences. Nous vous avons récemment parlé des zones arctiques où des records de température sont battus, des lacs qui remplacent les banquises ainsi que des océans qui se réchauffent. Le changement climatique pourrait même bouleverser l'industrie viticole.

Et bien il y a pire. Le magazine Time rapporte la dernière publication de la revue Science, selon laquelle le réchauffement climatique pourrait bien augmenter le nombre de maladies infectieuses. En réalité, le Time et les scientifiques rappellent que cette question est très complexe à résoudre (d'autant plus quand on parle de prédictions).

Mais ils reconnaissent également que certaines régions pourraient être en danger.

«On sait depuis un certain temps que la hausse des températures peut aider certaines maladies. La malaria, qui tue environ 650.000 personnes par an, s'épanouit dans les régions chaudes et humides ou les moustiques anophèles peuvent vivre. Avec le réchauffement du climat, le territoire où les moustiques et le parasite de la malaria vivent pourrait s'étendre, mettant plus de personnes en danger.»

Les scientifiques rappellent cependant que l'apparition et la propagation des maladies infectieuses dépendent d'une foule d'autres facteurs (les humains peuvent se protéger des moustiques, etc.)

«La richesse et l'accès aux soins –ou leur absence– ont plus d'impact sur la propagation d'une maladie infectieuse que le changement climatique, et cela sera toujours le cas même si le globe se réchauffe.»

Les humains seraient donc moins touchés que les plantes et les animaux. En 2009, une étude avait montré la corrélation entre le climat et la survie de certains agents pathogènes en Norvège arctique. Selon l'étude, il est impossible de prédire exactement quels pourraient être les effets sur l'écosystème de la région, mais si une espèce importante dans la chaîne alimentaire (dans le cas de l'Arctique, un poisson nommé le Capelan) venait à être touchée par un nouvel agent infectieux, ce sont de nombreuses espèces de la chaîne alimentaire qui pourraient être touchées.

Florian Reynaud
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