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NSA, Prism... L'administration Obama sommée de se justifier devant le Congrès

Temps de lecture : 2 min

Le logo de la NSA sur un téléphone portable, REUTERS/Pawel Kopczynski
Le logo de la NSA sur un téléphone portable, REUTERS/Pawel Kopczynski

Prism-NSA-Verizon-etc... Le vaste programme de surveillance électronique d'Américains et de non-Américains, révélé en juin par le tireur d'alarme Edward Snowden, est-il utile? C'est la question que posent actuellement les législateurs américains à l'administration Obama.

La NSA doit répondre aux questions du Sénat, où se déroulent des auditions de hauts responsables sur le sujet, alors même que The Guardian publie de nouvelles révélations: le journal a mis en ligne une présentation classée secrète de 32 pages, décrivant le fonctionnement d'XKeyscore, un outil permettant d'examiner «quasiment tout ce que fait un individu sur Internet».

Certains sénateurs accusent le gouvernement Obama d'exagérer le succès du programme surveillant les appels passés sur le territoire américain, affirmant qu'il n'a pas permis de contrecarrer «des dizaines ou même plusieurs complots terroristes», contrairement à ce qu'affirme la NSA, et que ces chiffres confondent programme domestique et international.

Sous la pression du Congrès, l'administration Obama a publié quelques heures avant l'audition des documents jusque-là classifiés, qui détaillent comment les appels téléphoniques nationaux peuvent être surveillés et utilisés. L'audition vient une semaine après un vote serré où la Chambre des Représentants a rejeté une proposition visant à fermer le programme de surveillance des appels nationaux, note le New York Times: un vote beaucoup plus serré qu'attendu, avec en parallèle des sondages moins favorables qu'avant au programme, le tout suggérant que le gouvernement n'a pas l'opinion publique de son côté en ce qui concerne ce programme.

Quant à XKeyscore, le Guardian estime qu'il clarifie une des affirmations les plus controversées d'Edward Snowden, qui avait dit dans une interview vidéo au Guardian:

«Depuis mon bureau, je pouvais surveiller quiconque, vous ou votre comptable, un juge fédéral ou même le président, si j'avais une adresse email personnelle.»

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Les responsables américains ont nié cette affirmation, mais la présentation de XKeyscore montre la façon dont des analystes peuvent l'utiliser sans autorisation d'un tribunal ou de responsables de la NSA. L'outil permet de voir le contenu des mails, les sites visités, les recherches tapées, et les métadonnées associées à toutes ces activités.

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