Avec les Vine et les GIF, regarder l'horreur en boucle est devenu plus facile

Capture d'écran de la vidéo montrant l'accident de Saint-Jacques de Compostelle

Capture d'écran de la vidéo montrant l'accident de Saint-Jacques de Compostelle

Aujourd'hui, contrairement à ce qu'il s'était passé lors des attentats du World Trade Center, nous ne sommes plus dépendants de la télévision quand surviennent des catastrophes. Notre soif d'images, que l'on regarde encore et encore, pour comprendre, intégrer les événements, peut aujourd'hui être étanchée par Vine, ou Instagram vidéo, remarque The New Yorker. Les GIF et YouTube ont remplacé la télé dans ce rôle cathartique.

Dans le cas de l'accident de train de Saint-Jacques de Compostelle, survenu le 24 juillet et faisant au moins 80 morts, c'est sur Internet qu'a été diffusée une vidéo de 11 secondes montrant l'accident, issue d'une caméra de sécurité. Rapidement, elle a été transformée en GIF.

Le format généralement très court du GIF permet de capturer l'instant, de ne garder que l'action essentielle: l'accident, le drame. Le New Yorker prend également l'exemple du Vine des attentats de Boston, où la première explosion était répétée en boucle.

«Rex Sorgatz, communicant spécialisé dans le numérique, écrit: "Présente dans les GIF, les Vines, Supercuts, extraits sonores, replays instantanés, et un nombre infini d'autres formats, la boucle est devenue le mode de narration prééminent de notre époque... Les films ont un début, un milieu, et une fin, la boucle a tout ça à la fois."»

Le New Yorker conclut en reconnaissant qu'il est difficile de résister à ces images virales, et à notre envie de les regarder, mais également de les produire, cette dernière action étant désormais facilement accessible, à portée de clic.