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Malala Yousafzai devant les Nations unies pour défendre le droit à l'éducation

Margaux Leridon, mis à jour le 10.07.2013 à 17 h 00

Photo non datée de Malala Yousafzai. REUTERS/Hazart Ali Bacha

Photo non datée de Malala Yousafzai. REUTERS/Hazart Ali Bacha

Le 9 octobre 2012, la tentative d’assassinat de la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai par des Talibans qui lui reprochaient son engagement en faveur de l’éducation des filles avait ému le monde entier. Malala est devenu le symbole de la résistance à la volonté des extrémistes de restreindre les droits, non seulement des femmes pakistanaises, mais de tous les Pakistanais, comme l’expliquait alors sur Slate.fr le journaliste Nadeem F. Paracha:

«En un sens, en tant que Pakistanais, nous menons tous ce combat contre la misogynie et l'ignorance. Nous sommes tous des Malala.»

L’adolescente tenait, sous pseudonyme, un blog sur la BBC, dans lequel elle racontait le quotidien des habitants de sa région, la vallée de Swat, contrôlée par les Talibans, et militait pour le droit de tous –et toutes– à la  scolarisation. C’est dans un bus scolaire que des Talibans lui ont tiré une balle dans la tête, blessant au passage deux autres écolières.

Miraculeusement, la balle n’a pas touché le cerveau de Malala. Son hospitalisation au Queen Elizabeth Hospital, un établissement britannique spécialisé dans le traitement des militaires grièvement blessés en Afghanistan, au cours de laquelle elle a reçu des messages de soutien venus du monde entier, a duré plusieurs mois. Elle en est sorti le 3 janvier 2013, et a finalement repris l’école, le 21 mars, dans un lycée de Birmingham.

Elle participera le 12 juillet, jour de son seizième anniversaire, à une journée spéciale organisée en son honneur au quartier général des Nations unies, intitulée «Les jeunes prennent le contrôle de l’Assemblée générale», qui réunira des centaines d’étudiants venus de 80 pays. Elle présentera à cette occasion à Ban Ki-moon une pétition demandant à l’Assemblée générale des Nations unies de prendre en charge le financement d’enseignants, d’écoles et de livres, et de se réengager à ce que chaque enfant ait accès à l’école en décembre 2015.

Elle évoque dans son plaidoyer les quatorze étudiantes du Baloutchistan qui ont perdu la vie, le 15 juin dernier, lors de l’attentat-suicide commis dans un bus conduisant les femmes à l’université. Elle rappelle de cette façon qu’en dehors de son cas très médiatisé, de nombreuses femmes continuent de subir quotidiennement, au Pakistan, des entraves inacceptables à leur droit à l’éducation. A l’heure actuelle, plus de 250.000 personnes ont signé cette pétition. 

Margaux Leridon
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