MondeC'est dans l'actu

Didier François et Edouard Elias: un comité de soutien

Slate.fr, mis à jour le 09.07.2013 à 9 h 42

Un rassemblement doit avoir lieu mardi 9 juillet à 15h devant Europe1. Cela fait plus d'un mois que l'on est sans nouvelles des deux journalistes, enlevés en Syrie.

Didier François, dans le studio d'Europe 1

Didier François, dans le studio d'Europe 1

Depuis le 6 juin 2013, on est sans nouvelles de Didier François et Edouard Elias. Didier François, grand reporter pour Europe 1, passé auparavant notamment par Libération, et Edouard Elias, photographe indépendant, ont disparu en Syrie. Les deux journalistes ont été interceptés par des hommes armés alors qu'ils faisaient route vers Alep, dans le nord-ouest de la Syrie.

Outre Didier François et Edouard Elias, au moins cinq journalistes étrangers sont actuellement détenus ou disparus en Syrie, rappelle la PEC (Press Emblem Campaign) selon l'AFP: Armin Wertz (Allemagne, depuis le 5 mai), Domenico Quirico (Italie, depuis le 9 avril), James Foley (Etats-Unis, depuis le 22 novembre 2012), Austin Tice (Etats-Unis, depuis le 13 août 2012) et Bashar Fahmi Al-Kadumi (Palestine, depuis le 20 août 2012).

Un comité de soutien pour Didier François et Edouard Elias, réuni autour de Florence Aubenas, Serge July et Karen Lajon, s'est mis en place. Un premier rassemblement de solidarité se tiendra devant Europe 1, rue François 1er, mardi 9 juillet à 15 heures. Voici le texte du comité de soutien:

«En Syrie, au moins 24 journalistes de toutes nationalités et au moins 58 citoyens journalistes syriens, ont été tués. Au moins 50 acteurs de l’information ont été enlevés depuis le début du soulèvement en mars 2011 et plus d’une dizaine de journalistes étrangers sont actuellement arrêtés, enlevés ou portés disparus.

Didier François est grand reporter à Europe 1. Il a couvert depuis 20 ans de nombreux théâtres d'opérations. Edouard Elias entame sa carrière de photographe indépendant. Ils ont tout deux été enlevés au nord d’Alep, le 6 juin dernier, par des hommes cagoulés. Nous sommes sans nouvelles d’eux.

Un comité se crée aujourd'hui au nom de Didier et Edouard. Il ne s'agit pas d'oublier les autres, mais, au contraire, de défendre à travers eux tous les journalistes aujourd'hui otages en Syrie et dénoncer une situation qui confisque la liberté d'informer.

Nous souhaitons défendre la présence de témoins professionnels en Syrie.

Des journalistes doivent pouvoir continuer à rendre compte des événements qui s’y déroulent, d'abord pour les Syriens eux-mêmes et aussi pour le public international et notamment français. Nous tous avons le droit de savoir ce qui se passe en Syrie: la mission de la presse relève à la fois des droits de l'homme et de l'intérêt général. Il est du devoir de chacun de la défendre.

La France n'abandonne jamais les journalistes victimes de chantage, détenus par des gouvernements, des groupes terroristes ou factions mafieuses.

Le président François Hollande a lui-même déclaré sa détermination à “exiger” la libération de Didier et Edouard qui couvraient “de manière indépendante la tragédie syrienne”. Notre mobilisation doit veiller à ce que leur libération reste une priorité absolue, quels que soient les aléas de la scène internationale.

A cet égard le comité entend jouer un rôle d’alerte et de vigie permanente.

Didier, Edouard et tous les journalistes enlevés en Syrie: votre liberté, c'est la nôtre!»

Florence Aubenas, Serge July, Karen Lajon

Site: www.otagesensyrie.org [non actif à l'heure où nous publions]
Comité de soutien aux journalistes otages en syrie
Chez Premieres lignes
10 rue Nicolas Appert PARIS 75011
Tel: 0155289350

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte