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Bolivie: des manifestants brûlent le drapeau français à la suite de l'affaire de l'avion présidentiel

Margaux Leridon, mis à jour le 03.07.2013 à 19 h 17

Un partisan de Morales brûle le drapeau français devant l'ambassade de France à La Paz, le 3 juillet 2013. David Mercado/REUTERS

Un partisan de Morales brûle le drapeau français devant l'ambassade de France à La Paz, le 3 juillet 2013. David Mercado/REUTERS

Des manifestants boliviens ont attaqué ce mercredi l’ambassade de France à la Paz, selon l'AFP. En cause, le refus de l’Hexagone de laisser l’avion présidentiel d’Evo Morales, soupçonné de transporter Edward Snowden, survoler son territoire. Les protestataires ont jeté des pierres sur l’ambassade et brûlé des drapeaux français, une activitéà laquelle Grégoire Fleurot avait déjà consacré un article sur Slate en octobre 2012:

«En 2008, des manifestants chinois qui protestaient contre les manifestations pro-tibétaines organisées à Paris à l'occasion du passage de la flamme olympique ont brûlé le drapeau français devant un magasin Carrefour de Quingdao. En 2011, des manifestants pro-Gbagbo ont mis feu au drapeau tricolore après l’élection d’Alassane Ouattara, soutenu par la France.»

Geste symbolique fort, brûler un drapeau étranger reste relativement anodin d’un point de vue juridique. En effet, si l’outrage au drapeau national est condamné dans de nombreux pays, l’outrage à un drapeau étranger l’est beaucoup plus rarement. On notera le cas exceptionnel du droit allemand, qui punit l’outrage à un drapeau étranger d’une amende et d’une peine privative de liberté pouvant aller jusqu’à deux années. 

Margaux Leridon
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