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Dennis Rodman veut le prix Nobel de la paix pour son voyage en Corée du Nord

Grégoire Fleurot, mis à jour le 03.07.2013 à 10 h 42

Kim Jong-un et Dennis Rodman à Pyongyang, photo prise par l'agence de presse nord-coréenne KCNA.

Kim Jong-un et Dennis Rodman à Pyongyang, photo prise par l'agence de presse nord-coréenne KCNA.

Dennis Rodman, membre du Hall of Fame de la NBA et intermédiaire autoproclamé entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, est prêt à recevoir son prix Nobel de la paix, et veut que le monde entier le sache. Le diplomate en herbe a fait des vagues au début de l’année lors d’une étrange visite en Corée du Nord au cours de laquelle il a festoyé avec le leader Kim Jong-un.

Son voyage a été organisé par le média alternatif américain Vice dans un coup de communication qui s’est avéré gagnant et dont le New York Times racontait les dessous en mars dernier. La chaîne HBO a récemment diffusé une émission/documentaire sur le périple au cours duquel l’ancien coéquipier de Michael Jordan a notamment assisté à une rencontre de basketball entre les Harlem Globetrotters et une équipe nord-coréenne.

Dennis Rodman est revenu sur cette aventure lors d’une interview avec le magazine sportif américain Sports Illustrated:

«Ma mission est de briser la glace entre des pays hostiles. Je ne sais pas pourquoi on m’a laissé le soin d’aplanir les choses. De tout le monde, il a fallu que ça revienne à Dennis Rodman. Garantir notre sécurité n’est vraiment pas mon boulot; c’est le job du mec noir [Obama]. Mais je vais vous dire un truc: si je ne finis pas sur le podium pour le prochain prix Nobel, il y a quelque chose qui cloche vraiment.»

Dennis Rodman va retourner en Corée du Nord plus tard cette année pour essayer de mener à bien la difficile tâche diplomatique d’apaiser les tensions entre les deux pays. Il explique la suite des opérations:

«Je vais juste rester tranquille, jouer un peu au basketball et peut-être aller en vacances avec Kim et sa famille. J’ai demandé au Leader suprême de rendre un gros service en libérant Kenneth Bae.»

Bae, un Américano-coréen qui était missionnaire en Corée du Nord, s’est fait arrêter par le gouvernement de Kim Jong-un en mai dernier et condamné à 15 ans de détention dans un camp de travail. Il n’y a aucun signe pouvant faire penser que Kim Jong-un s’apprête à rendre un «gros service» à Dennis Rodman, qui pourrait donc bien devoir attendre encore un peu avant de recevoir son prix Nobel. 

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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