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Racisme, vautours: une journaliste sud-africaine répond à la fille de Nelson Mandela

Margaux Leridon, mis à jour le 01.07.2013 à 19 h 22

Makaziwe Mandela devant la clinique de Prétoria où son père est hospitalisé, 30 juin 2013. Thomas Mukoya/REUTERS

Makaziwe Mandela devant la clinique de Prétoria où son père est hospitalisé, 30 juin 2013. Thomas Mukoya/REUTERS

Redi Thlabi, journaliste sud-africaine, répond à Makaziwe Mandela dans une lettre ouverte sur Eyewitness News. La fille de Madiba a reproché aux médias de se comporter comme des vautours dans l’attente de la mort de son père, et aux journalistes étrangers de faire preuve de racisme. Alors qu’ils sont restés discrets sur les derniers jours de Margareth Thatcher ou de Ronald Reagan, ils scrutent ceux de son père avec une avidité qu’elle juge odieuse.

Seulement, explique la journaliste, Mandela est largement plus aimé que ne l’étaient Thatcher ou Reagan.

«Votre père c’est Nelson Mandela. Le Nelson Mandela. L’homme que ces médias que vous appelez vautour ont encensé et célébré.»

La médiatisation de sa vie privée est bien antérieure à l’aggravation de ses problèmes de santé, et cette médiatisation, selon elle, a toujours été respectueuse. Elle évoque des journalistes les larmes aux yeux devant l’hôpital, et souligne leur responsabilité d’informer, qui les oblige à rester sur place. Et elle rappelle le rôle qu’ils ont joué pour maintenir en vie le combat de Mandela, lorsque ses oppresseurs étaient déterminés à le faire oublier. 

«Nous avons la gorge serrée à l’idée de la maladie et de la mort éventuelle de votre père. Croyez moi.» 

Margaux Leridon
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