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Quand Snowden estimait qu'il fallait «tirer dans les couilles» des lanceurs d'alerte

Temps de lecture : 2 min

REUTERS/Bobby Yip
REUTERS/Bobby Yip

Héros pour les uns, traitre pour les autres. Edward Snowden, l'homme qui a fourni des informations confidentielles sur Prism, programme de surveillance des communications mené par les Etats-Unis, continue de faire parler de lui. Cette fois, c'est le site américain Ars Technica qui apporte de nouveaux éléments pour tenter de comprendre à la fois la personnalité et les motivations du lanceur d'alerte.

En 2009, alors qu'il s'installe en Suisse, il devient très actif sur #arsificial, une discussion publique hébergée sur le serveur d'Ars Technica. S'exprimant tout à tour sur le racisme en Suisse, la sécurité sociale et la finance, ses réponses sont particulièrement inattendues quand il s'attaque au débat liberté d'information versus sécurité nationale.

L'extrait de la conversation le plus surprenant montre Edward Snowden très critique vis-à-vis du New York Times qu'il juge irresponsable pour avoir révélé des informations secrètes concernant la stratégie américaine en Iran:

«Ils rapportent des trucs classés secrets (...) à propos d'un pays impopulaire entouré d'ennemis déjà engagés dans une guerre et à propos d'échanges avec ledit pays qui concernent un plan pour violer la souveraineté d'un autre pays. On ne met pas ça dans un JOURNAL (...). De plus, qui sont ces putains de sources anonymes qui leur disent ça? On devrait leur tirer dans les couilles.»

Conversation entre Edward Snowden (TheTrueHOOHA) et des internautes anonymes sur un chat public. Ars Technica.

Plus loin, il délimite ce qu'il estime être le périmètre des révélations «éthiques» et donc autorisées:

«La corruption politique, bien sûr. Scandale, oui. VIOLER LA SÉCURITÉ NATIONALE? Non.»

Suite de la conversation entre Edward Snowden (TheTrueHOOHA) et des internautes anonymes.

C. S-G

Cécile Schilis-Gallego

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